Les Animaux dénaturés de Vercors – Avis lecture

En Nouvelle-Guinée, une équipe de savants auxquels s’est joint le journaliste Douglas Templemore cherche le fameux « chaînon manquant » dans l’évolution du singe à l’homme. En fait de fossile, ils trouvent une colonie bien vivante. Une colonie de quadrumanes, donc de singes. Mais a-t-on jamais vu des singes troglodytes ? Enterrant leurs morts ? Tandis que les hommes de science s’interrogent sur la nature de leurs « tropis », un homme d’affaires voit en eux une potentielle main-d’œuvre à bon marché. La seule parade aux noirs desseins du sieur Vancruysen est de prouver l’humanité des tropis. Raisonner en zoologues plutôt qu’en paléontologues ne résout qu’à demi le problème mais offre à Doug Templemore un moyen d’obtenir la preuve nécessaire. Ce qui l’amène à risquer sa tête pour notre plus vif divertissement, et notre édification, car sous le rire de cette satire allègre se pose la grave question de ce que nous sommes, nous les « personnes humaines », animaux dénaturés.

Mon avis :

Les animaux ont-ils une âme ? Les hommes en ont-ils une ? Un roman qui remet en cause la vision de l’humain sur l’animal.

La majorité de l’intrigue se passe dans un tribunal. Il ne faut pas rater une page au risque de louper la compréhension du message que l’auteur tente de faire passer. C’est long, fastidieux, même parfois ennuyeux, mais le sujet global est passionnant. Le débat au tribunal démontre à quel point notre avis peut différer pour trancher sur le sort d’un condamné.

Je ne classe pas ce livre dans mes lectures inoubliables, mais j’ai passé un bon moment en me demandant de quel côté je me serais placée si j’avais dû donner mon avis sur la question, qui est rappellons-le : les animaux ont-ils les mêmes droits que nous?

Jc

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Image par AD_Images de Pixabay

Les animaux dénaturés, c’est aussi un film Adapté par Pierre-Robert LECLERC Avec: SIMON DUPREZ (DOUGLAS TEMPLEMORE LOUISE), ALEXANDRA EHRLICH (SYBIL GREAME), MICHEL DERVILLE (CUTHBERT GREAME), CHARLIE NELSON (POP), JEAN-CLAUDE SACOT (KREPS), GAELLE HERAUT (LA NARRATRICE).

 Vercors

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 26/02/1902
Mort(e) à : Paris , le 10/06/1991
Biographie :

Vercors, de son vrai nom Jean Marcel Adolphe Bruller, est un illustrateur et écrivain.

Il est né d’une mère française (Ernestine Bourbon, institutrice) et d’un père d’origine juive-hongroise (Louis Bruller). L’histoire de son père a inspiré la nouvelle « La marche à l’Étoile » publiée pendant l’Occupation, en 1943.

Bien qu’il obtienne son diplôme d’ingénieur en 1923 avec la médaille de bronze, il ne souhaite pas rejoindre l’industrie.
Dès 1921, il devient dessinateur humoristique et illustrateur et publie ses premiers dessins dans la revue « Sans-Gêne ».
En 1924 il suit sa formation militaire à Saint-Cyr-Coëtquidan. Il effectue ensuite six mois de service militaire à Tunis, jusqu’au printemps 1925. De retour à Paris le dessinateur répond à de nombreuses commandes publicitaires.

Il réalise son premier album (dessins et textes) en 1926 : « 21 recettes pratiques de mort violente ». Il illustre en 1930 l’album pour enfants « Patapoufs et Filifers », fable d’André Maurois.

Pacifiste jusqu’en 1938, il est mobilisé pendant la Seconde Guerre mondiale près de Romans aux pieds du massif du Vercors. Il entre ensuite dans la Résistance, sous l’encouragement de Pierre de Lescure, et prend le pseudonyme de Vercors.

En 1941, il co-fonde, avec Pierre de Lescure, les Éditions de Minuit, maison d’édition clandestine et y publie sa nouvelle « Le silence de la mer » (1942) devenue depuis un ouvrage « classique ». Il est le concepteur du logo à l’étoile des Éditions de Minuit. Il participe également au Comité national des écrivains (CNE) et au Mouvement de la paix.

En 1960, il fait partie, avec Sartre, des signataires du Manifeste des 121 écrivains et artistes qui déclarent « le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie ». En guise de protestation contre la torture pratiquée en Algérie, Vercors refusera la Légion d’honneur.

Vercors est plus particulièrement connu pour son roman philosophique, « Les Animaux dénaturés » (1952), dont fut tirée la pièce « Zoo ou l’assassin philanthrope » (1963). Il a écrit ces souvenirs dans « La Bataille du silence » en 1967.

 

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