Chronique « La Rebelle de Castel Dark » par Chroniques Livresques – GabrielleViszs

 

Le Destin des coeurs perdus, tome 2 : La rebelle de Castel Dark (J.C. Staignier)

Disponible sur Amazon

Rose et Alessandro, tome 1 : Les Confréries Secrètes (M.M. Georges)

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Auteur : J.C. Staignier

Something else (Still)

328 pages numérique (epub)

Thème : Historique

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Fait partie de la saga

Le destin des coeurs perdus

Résumé :

«   Angleterre, 1396.

Aelis de Percival fuit son pays natal afin de rejoindre sa sœur Jane. À bord du Goéland, elle fait la connaissance du capitaine Sadler. Néanmoins, la jeune femme poursuit un seul but : attirer Arthur de Templeton en France.

Entre l’amour et la vengeance, Aelis trouvera-t-elle le courage d’affronter ses démons ? »  

 

La bête du Bois de Boulogne (Christine Béchar) Le Destin des coeurs perdus, tome 2 : La rebelle de Castel Dark (J.C. Staignier)

Suite des aventures de Castel Dark, avec cette rebelle. Je remercie l’auteur pour m’avoir fait découvrir ce second tome avec Aelis.

Aelis de Percival a fui son royaume afin de gagner la France et rejoindre ainsi une autre de ses soeurs, Jane, mariée à Edmond, un homme qui est plus souvent loin de chez eux pour cause de royauté qui le demande souvent. Je ne peux dire pourquoi elle est partie précipitamment, car cela serait donner la fin du tome 1, par contre elle a la rage. Celle de se venger d’une partie des siens. Les âmes de ses ancêtres tournent toujours autour d’elle, qu’elle soit à Castel Dark ou en France. Cela va lui permettre de ne pas aller ailleurs que sur le chemin de la vengeance. Un but bien sombre pour une fille si jeune. Alors qu’elle va pour poser le pied sur le continent français, elle fait la rencontre de Brett, le capitaine du navire qui l’emporte loin de son ancienne vie. Un homme qui sait ce qu’il veut et aimerait aller plus loin que ce qui se passe avec Aelis. Seul problème ? Elle ne peut se laisser aller et se doit d’accomplir ce qu’on lui demande, en plus de ce qu’elle a besoin de faire. Le cœur de la jeune Aelis va être mis à rude épreuve, quitte à y laisser son âme.

Nous changeons de décor, de lieux, de personnages, je ne dirais pas d’époque, mais presque au vu de la façon dont les Français vivent. Aelis est perdue, nous le ressentons énormément dans ses premiers choix, sa façon de faire et de voir l’avenir sombre. Même si elle a raison pour la noirceur, il est difficile pour elle de l’admettre. Alors qu’elle ne sait pas comment faire pour se venger, cela va se présenter à elle d’une forme particulière. Je ne voyais pas cette façon de faire, je pense que c’est ce qui a fait que je n’ai pas été aussi enjouée que pour le premier tome.

« Béatrice soupira.
— Dormez à présent. Un long voyage vous attend.
— Béatrice ?
— Oui ?
— Vous voulez bien me prendre dans vos bras ? J’ai peur ! Peur du passé et de l’avenir !
Béatrice l’enlaça et lui caressa les cheveux.
— Ma pauvre petite fille, je vous plains. Vivre avec ses démons est douloureux ; les garder pour soi est une porte d’entrée vers l’enfer.
— Béatrice, je suis déjà en enfer. »

Aelis est une jeune fille qui devient femme par la force des choses, pas de viol, juste une façon de penser qui la rend plus mûre, plus dure aussi. Le garçon manqué qu’elle était devient un papillon pour obtenir ce qu’elle désire. Elle a une force de caractère bien différente de ses soeurs. Dans le premier tome, nous les avions approchés et nous ne pouvions constater que oui, chacune d’entre elles n’avait pas la même vision des choses ni le même caractère. Aelis est plus frondeuse, plus rentre-dedans. Pour l’époque, chez elle, cela passait, un peu, en France, c’est limite si elle n’était pas traitée de sorcière à défaut de prostituée. Elle joue de ses charmes et son langage franc n’attire pas que des sourires. Sa jeunesse apporte une fraîcheur que les femmes les plus puritaines, proche de dieu la verrait bien en compagnie de Satan. C’est une époque où les femmes sont là pour donner du plaisir en fermant les yeux, se taire afin de décorer une pièce… C’est dans ces moments que Aelis montre qu’elle ne veut pas de ce carcan et être une femme épanouie.

Par diverses scènes, l’auteur nous la représente comme aimant son corps, ce qui est rarement le cas dans la plupart des histoires et cela change en bien, aimant faire l’amour. Aelis est une sorte de révolutionnaire qui n’a pas sa langue dans sa poche. Que cela plaise ou non, elle est ainsi et ne compte pas changer. Elle va devenir une très bonne manipulatrice et tenter le tout pour le tout. Parfois elle aspire à de meilleurs moments, à une vie loin de ce passé qui la hante dans tous les sens du terme. Son ancêtre ne la lâche pas, elle doit les aider pour que leurs âmes ne soient plus torturées. Difficile de se mettre en danger, de devenir ce qu’elle devient, de laisser de côté sa vie. Car c’est un sacrifice ce qu’elle fait. Ce n’est pas juste une vengeance, il en va de sa propre vie. Les années passent et bien que la vengeance soit un plat qui se mange froid, Aelis n’arrive pas à s’en sortir malgré tout. Elle a perdu des années, son amour, son essence même.

Le livre est « découpé » en plusieurs parties. Celle avec Aelis qui va parcourir un chemin tortueux et celle de ses neveux et nièces entre autres qui, à mon sens, nous emmène vers le tome 3. Je ne parlerais pas de cette dernière partie complexe avec des enjeux politiques. Le jeu de pouvoir semble également commencer bien jeune.

J’en reviens aux choix d’Aelis. Je comprends tout à fait son esprit de vengeance. Je n’aurai pas laissé passer cela non plus. Par contre, je n’aurais pas utilisé ce chemin. Me perdre oui, par amour pour ma famille, mais dans ce sens non. Je n’en dirais pas plus, après c’est un choix que l’auteur a fait et qui convient probablement à une grande partie de lecteurs. Aelis n’était pas mon personnage préféré même si je l’appréciais dans le tome 1. Je me rends compte que c’est peut-être le souci : le fait que ce ne soit pas l’un de mes personnages préférés que l’on voit le plus dans ce tome également. Quant à Brett, ce capitaine de navire ne sait plus sur quel pied danser avec elle. Il l’aime, cela se voit, mais cet amour le fait souffrir à cause des choix de la demoiselle. C’est un homme bien qui n’est pas du même monde. Qu’importe, cela ne dérange ni l’un ni l’autre, mais leur entourage. Cela va donner des événements surprenants, des mises en scène de regards hautains. Il suffit parfois d’un geste pour que les regards changent. Nous le constatons au final.

« Un léger vent annonça la présence d’Eryne. Un sourire satisfait flottait sur son visage pâle.
— La fin d’Arthur est proche.
Aelis songea à son fils, à Brett, à ses neveux, à tous ceux qu’elle avait dû abandonner.
— Dans votre quête de vengeance, avez-vous seulement pensé une seule fois à moi ?
— Tu ne comprends pas. Sur cette terre et dans cette enveloppe immatérielle, notre corps ne souffre pas, mais nos âmes sont torturées. Ne veux-tu pas aider ta famille à retrouver la sérénité ?
— Allez-vous-en ! Je veux rester seule.
Dans la chambre de William de Percival, Arthur tremblait sous les couvertures. »

Il n’y a pas que ces deux personnages, nous retrouvons Jane et Edmond son mari qui a vraiment des idées bloquées, (les deux en fait), Clayton, Lali, William, Arthur et bien d’autres encore. Eryne devrait peut-être arrêter de se mêler de la vie des autres au vu de ce que cela a donné depuis le début de cette saga. J’ai été très heureuse de voir Ethan et malheureuse pour lui de voir comment tout cela tourne. Comme pour le premier tome, les années passent, se suivent et ne se ressemblent pas. La royauté au pouvoir ne plaît à personne, les pauvres essayent de renverser un pouvoir en place, voler les plus riches, les tuer aussi, c’est tentant.Arthur, Arthur, Arthur, que dire de plus sur ce personnage ? Il est toujours aussi vicieux, adorant les belles choses, prêt à tout pour avoir ce qu’il convoite. Lorsqu’il a une proie en tête, il n’a rien d’autre. Ce personnage est tel un homme perdu dans son esprit sans voir la réalité. J’ai adoré ce qui lui arrive, forcément il va sombrer. La folie ne le guette plus, elle l’a prise dans ses filets et ne le lâche plus.

L’écriture est toujours aussi fluide et nous ne pouvons nier qu’il y a beaucoup de travail derrière. J’ai beaucoup aimé Aelis pour son acharnement à obtenir gain de cause, sa jeunesse la rend plus vulnérable et pas forcément assez forte dans ses choix. Il faut que son ancêtre se manifeste pour qu’elle n’oublie pas. Je la comprends d’avoir envie de vivre sa propre vie. Ce que je n’ai pas apprécié c’est ce côté sexuel qui est ressorti.

En conclusion, un second tome plus noir, plus en profondeur dans la perversité. Il est clair que l’auteur n’a pas été dans la facilité, car il faut réussir à suivre tous les événements, les mettre les uns après les autres en gardant cette idée fixe.

Le Destin des coeurs perdus, tome 2 : La rebelle de Castel Dark (J.C. Staignier)

Pour retrouver son blog, c’est ici

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