Et toi tu lis quoi ?

Sur la vaste toile d’Internet, les blogs fleurissent. Vous pouvez écrire autant d’articles que vous voulez, si personne ne vous suit, ne vous lit, vous vous retrouvez perdue comme une étoile parmi tant d’autres.

La catégorie « Des blogs sympas » est simplement un clin d’œil à ces blogueurs qui me suivent en likant mes articles, en commentant ou en s’abonnant à mon blog.

Les présenter est une manière de les remercier.

Il est utile de préciser que je ne me porte pas caution pour leur contenu. Je vous présente des auteurs, des artistes, des poètes, des personnes de tout univers, de toute religion, de toute nationalité avec qui je ne partage pas forcément les mêmes convictions, croyances, passions, lectures et le même humour.

À Vous de décider, si votre à tour, vous voulez les suivre.

Jc

Et toi tu lis quoi ?

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Partager mes lectures au fil des saisons et de mes humeurs. Connaître et découvrir vos lectures. Et surtout rêver, créer, imaginer.

Chronique extraite du blog :

Les Maîtres du Crépuscule – T1 La marque de Caïn par Lina Deranor

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Petite et nouvelle lecture vampiresque grâce aux Éditions Mots en Flots que je remercie de leur confiance et de leur gentillesse. Je les remercie d’autant plus car je suis totalement fan de cette maison d’édition aux valeurs humaines, et j’espère sincèrement que c’est le début d’une grande histoire entre nous 🙂 . Alors, merci merci merci.

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Pitch de départ : Un bal masqué, une femme en rouge, un rire cruel, une cave humide, des personnes encapuchonnées qui me déchirent le corps… C’est tout ce dont je me souviens de la nuit de ma transformation. Et depuis, j’ai parcouru, beaucoup de chemin. Pourtant, lorsque des marginaux, vampires sauvages et incontrôlables, refont surface, toute la société vampirique est en danger, et mes souvenirs pourraient se révéler primordiaux. Qui sont les traîtres ? Comment m’en sortirai-je lors du très pompeux et protocolaire Concile des Maîtres ? Le temps est compté, il faut faire vite avant que les marginaux et leurs créateurs ne fassent de nouveau des ravages. 

Détails techniques :

Auteur : Lina Deranor

Éditeur : Mots en Flots

420 pages

Prix : 19 € en version papier.

Vous pouvez l’acheter ici

Ma note : 17/20

Mon avis :

Que dire de cette lecture. Il faut dire que j’avais arrêté de lire les romans ayant pour thème les vampires. Je trouvais le sujet épuisé après Twilight de Stephenie Meyer, et La communauté du Sud de Charlaine Harris et pourtant non certains auteurs ont encore des idées pour renouveler et rafraîchir le genre et Lina Deranor est de ceux-là.

J’avais vu la présentation faite par Mots en Flots du roman sur les réseaux sociaux et j’ai craint l’accumulation des notions inventées par l’auteure pour servir son histoire et surtout le nombre plus qu’incroyable de personnages à gérer. J’appréhendais quelque peu de devoir me battre avec les prénoms, les clans, les aptitudes et me perdre en chemin, car il est moins évident de revenir en arrière sur le Kindle que de feuilleter un livre pour trouver la réponse à « C’est qui lui/elle déjà ?« .

Je vous rassure, je n’ai finalement pas eu ce souci, j’avais pris la précaution de prendre en photo les deux premières pages où figure la liste des noms des vampires importants, pour au final ne pas m’en servir… du tout ! J’avais tout bien retenu grâce à l’auteure qui ne nous assomme pas à coup de personnages en une seule fois mais les distille tout au long de façon intelligente pour nous laisser le temps de les assimiler, les distinguer et les ranger dans le bon clan. Je pense que je suis prête pour un éventuel quizz 😁

L’atout de ce roman est, selon moi, le continuel mouvement, l’action. Dès les quatre premières lignes, vous êtes happés par l’histoire et l’intrigue. Vous êtes accrochés comme un sac à dos sur les épaules d’Aliénor dite Allie. Aliénor c’est notre héroïne vampire, femme forte, une des meilleures voire la meilleure combattante de son clan basé à Paris, à tel point qu’au début j’ai cru, du fait de la narration à la première personne, que le personnage principal était un « il »et pas une « elle » tellement l’état d’esprit semblait acéré et impulsif.

Aliénor, hormis son statut de combattante émérite est un vampire lambda au sein de son clan, car elle n’est qu’une « secondaire« . Elle a l’approbation de son Maître, Abel. Aliénor est donc une sorte de vampire limier qui aime les enquêtes et analyser les faits avec lucidité. Elle a d’ailleurs créé une sorte d’agence pour ses enquêtes et, je pense aussi, pour occuper son temps, avec son ami humain, Andrew.

Je ne m’étale pas sur Andrew. Il est le seul personnage que je n’ai pas aimé du début à la fin. Il est apparemment beau gosse et veille sur Aliénor alors que des deux c’est lui le plus exposé puisqu’il n’est qu’humain. J’ai juste senti dès le début qu’il allait être un caillou dans ma chaussure ou dans celle d’Allie et être juste une « gêne« . Je précise tout de même que cette gêne, est toute personnelle, car Andrew est utile aux divers rebondissement et on avait besoin de lui pour fermer et former le triangle amoureux. Ah oui il y a une romance en fond, je ne l’avais pas précisé ? Haha !!! Quelle coquine je fais ! Mais nous y reviendrons.

Dans son cercle d’amis, Allie peut également compter sur la volubile, Colleenalias Coco, vampire  de son état également, mais à un grade plus élevée qu’Allie puisqu’elle est une première née. Coco appartient au clan anglais ayant pour Maître, William, que j’ai trouvé très drôle et attachant.

La vie d’Allie va basculer lorsque dans une ruelle, elle va tomber sur un marginal. Un marginal est une créature créée par un vampire ne servant qu’à tuer et dont l’existence est interdite par le Concile, c’est à dire l’assemblée constituée de chaque Maître de clans. L’apparition de cet être ne va pas être isolée puisque qu’Allie va en rencontrer d’autres. Lors de ses combats contre les marginaux, Allie va se découvrir un don qu’elle ne savait pas avoir jusqu’ici. Un don qui va être tant le début de ses ennuis que de son bonheur.

Ce sont ces événements qui vont déclencher un tournant dans l’histoire avec la réunion de ce Concile, réunion exceptionnelle à laquelle Allie va aller pour la première fois de sa vie. Cette réunion se déroule en Roumanie et Allie fera la rencontre de tous les Maîtres, et notamment celle de Lucius, Maître du clan roumain.

Aaaah Lucius…. Que dire ??? Merci Lina Deranor pour ce personnage ! Préparez-vous à baver sur votre liseuse ou votre livre papier. Un double merci pour la rencontre Allie/Lucius qui m’a donné des frissons. On devrait pouvoir lire plus de rencontres de ce genre dans les romances parce c’est clairement un top 5. Il se dégage une telle alchimie de leurs premiers échanges, un vrai feu d’artifice. Juste magique, juste ce que j’aime. Je n’en dis plus. J’ai été d’autant plus saisie que je ne m’attendais pas à trouver de la romance (vous vous souvenez je ne lis pas les pitch, je la joue à l’instinct).

Lucius c’est une sorte de mâle alpha, puissant et autoritaire. Cette force de caractère cohabite avec un sens du romantisme sur-développé. Vous allez assister à des déclarations qui vont vous laisser sur le carreau, au point que vous avez envie de pousser Allie et de prendre sa place 😂. Combustion amoureuse assurée. Je pense que Lina Deranor peut nous proposer une romance sans le côté vampire un jour prochain et le succès sera au rendez-vous.

J’arrête là la présentation pour éviter de trop en dire et de vous enlever le miel et le sucre de la bouche.

En bref, la partie romance est plus que réussie, j’ai adoré la fusion amoureuse Allie/Lucius.

Quant à la partie vampire, vous n’échapperez pas au fait que les vampires sont tous des êtres magnifiques physiquement parlant, sont extrêmement fortunés, ont des canines, aiment le sang humain, des petites choses que nous connaissons bien avec nos amis vampires.

L’auteure y a ajouté sa touche personnelle avec les dons, les auras, l’appel du sang, et les références bibliques (Caïn et Abel) entre autres. Certains passages m’ont irrémédiablement fait penser à Entretien avec un vampire. Je ne suis pas une mordue de vampire (j’étais obligée de la faire celle-ci haha) et j’avais renoué avec le genre grâce à Twilight. J’étais fan absolue également de Buffy contre les vampires. Ce que je veux dire c’est que j’aime ce thème, mais je n’en connais pas tous les recoins. Je suis intriguée par ces créatures dont j’en viens parfois à me demander si elles n’existent pas réellement, car les détails les concernant ont une forte tendance à se recouper. Les canines, le soleil, la force, la beauté sont quatre éléments principaux : sont-ils sortis tout droit de l’imagination de quelqu’un ou bien ont-ils été inspirés par autre chose, quelque chose de… réel ? Je me pose souvent la question.

Tout ça pour dire que la partie vampire est également réussie. L’auteure s’est mise en danger volontairement ou pas (?), je l’ignore, en créant cette foultitude de personnages pour lesquels il fallait créer pour chacun une personnalité bien distincte les uns des autres, de sorte à pouvoir s’en souvenir, les identifier aisément, et les apprécier ou non. L’exercice était, selon moi, particulièrement ardu et a été brillamment exécuté. Je n’ose pas imaginer le temps que cela a dû prendre de créer tout ce petit monde et de les faire interagir.

La narration est bien menée. L’alternance avec les flash back est bien dosée, puisqu’on est à la fois frustré de ne pas poursuivre et intrigué par les mystères des uns et des autres.

Une romance vampirique entourée d’une intrigue réussie. Des complots et des vampires cruels et sournois sont là aussi pour les amateurs. Il ne s’agit donc pas d’une simple romance, nous avons une association triple : romance, fantastique et enquête. Un premier tome dont on attend la suite. Un livre qui ne peut pas vous laisser indifférent, et dont les pages défilent à toute vitesse. L’univers est original et bien pensé. Aucun doute sur le fait que j’attends la suite maintenant.

A vous procurer !

Bonne lecture

Lucie

Article extrait du blog :

Je ne sais pas tutoyer, autrement dit : #ivegotissues

Je sors un peu des billets lectures et je me fais une petite introspection. L’avantage des blogs c’est la liberté d’écriture qui nous est offerte et je me suis dit que je pouvais aussi vous parler de mon « problème », car je m’aperçois qu’il prend des proportions que je n’imaginais pas, et me poursuit jour après jour.

J’en ai parlé récemment à une personne, qui peut-être se reconnaîtra si elle passe par là, car elle m’avait demandé de la tutoyer, ce à quoi j’avais répondu que j’étais d’accord mais que c’était compliqué pour moi de tutoyer. Comme nous n’échangeons que par écrit pour l’instant, ce n’est pas automatique ni instinctif (loin s’en faut) mais j’y arrive.

Le vrai problème c’est de tutoyer quelqu’un dans une conversation et en particulier des personnes plus âgées que moi et quand je dis « plus âgées » 5 ans de plus suffisent ; et même quand les gens ont mon âge ou sont dans ma tranche d’âge, le vouvoiement se déclenche comme un mécanisme bien huilé, bien plus fort que tous les efforts que je pourrais tenter. Le fait même de devoir « faire un effort » pour tutoyer quelqu’un est en soi problématique.

Le vouvoiement est perçu de 2 manières différentes selon les gens et leur éducation (et quand je dis éducation ce n’est pas du tout péjoratif ça fait plutôt référence à un mode de vie) :

  • Pour moi : le vouvoiement est une marque de profond respect, sincèrement. A d’autres moments, ça va être pour marquer une distance car je ne connais pas la personne.

Exemple (et mon mari a été traumatisé à vie je crois) :  nous étions dans une rue commerçante d’une grande ville ( à l’époque nous étions tous deux étudiants) et une personne nous interpelle pour nous proposer de faire un don ou pour adhérer à je ne sais quoi. Le jeune homme avait notre âge voire moins. Il nous fait la présentation pour laquelle on l’a employé et briefé, il nous voit réticents et dit : « on peut se tutoyer ? » . Ma réponse n’a pas tardé : « Non !! » Comme si le simple fait de dire « tutoyer » déclenchait tout ou bloquait tout en moi. Comme quand vous êtes sous hypnose et qu’on vous conditionne : « à 3 vous vous réveillerez« .

On se tutoie ?

Voilà ça se résume à ça.

  • Autre situation : les gens que je côtoie ou que je rencontre souvent, qui me font même la bise pour me dire bonjour pour certains (!) plus jeunes ou plus âgés que moi, qui m’ont demandé de les tutoyer et qui eux me tutoient : et bien non toujours pas. Je n’y arrive pas. J’essaie et j’échoue. C’est lamentable, mon cauchemar c’est le « ça va? » qui vient après le bonjour : à quoi, quand on est poli on répond : « oui et toi? » ou « oui et vous? » . Avec moi et mes tentatives désespérées ça se transforme en « oui et twvous? » #honte et désarroi :

J’essaie donc au maximum de faire des phrases ou je ne suis ni obligée de vouvoyer ni de tutoyer et c’est une sacrée gymnastique.

Aujourd’hui encore, j’y ai eu droit, j’ai vu quelqu’un que je connais (un collègue de mon mari), je le vois souvent et il y eu LA phrase : « tiens salut, tu vas bien ? » P****! Alors dans ma petite tête, je me suis motivée : « Allez Lucie tu peux y arriver, c’est juste trois mots oui.et.toi, trois petits mots, juste trois mots, aller tu peux le dire, ça va sortir tout naturellement de ta bouche » : OUI et vous ? *Et m**** !! et pourtant je vous assure que je voulais vraiment le tutoyer, je m’en sentais presque capable et  ça n’a pas suivi.

  • Et pour le reste du monde : je suis distante, froide et un brin asociale. Genre elle, elle est trop bien pour tutoyer, ou trop coincée pour parler comme tout le monde. Alors que c’est faux, ce n’est pas l’impression que je veux donner, et s’ils savaient la torture mentale que je m’inflige pour essayer de sortir un « tu » qui reste coincé dans mes doigts de pied.

Pourtant, fondamentalement, je suis quand même une fille sympa, je dis vous aux gens que je connais : non pas pour les froisser, non pas pour les snober mais tout simplement parce que je n’arrive pas à faire autrement, je suis momentanément privée de « tu ». Je me rends compte que vouvoyer des gens que l’on voit souvent met une sorte de barrière entre eux et moi, comme si un monde nous séparait. Il n’y a pourtant aucune distinction entre eux et moi, nous sommes des êtres humains normaux et égaux, je ne me considère au-dessus de personne : je n’arrive pas à pousser la barrière derrière laquelle je suis bloquée…

Je ne sais même pas si je parviendrais à tutoyer Ryan Gosling, le parrain (auto-proclamé par moi) du blog, même si en anglais c’est « You » pour les deux, plus simple quand même :

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Ah si, en fait, je pense que j’arriverais à lui dire : « Tu vas bien Ryan? »

A part ça, je vais bien 😀

Si certains et certaines d’entre vous se reconnaissent là-dedans, n’hésitez pas à agiter les bras ! 😉

Votre DL

Lucie

 

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