PAS PLUS HAUT QUE LE BORD !

Sur la vaste toile d’Internet, les blogs fleurissent. Vous pouvez écrire autant d’articles que vous voulez, si personne ne vous suit, ne vous lit, vous vous retrouvez perdue comme une étoile parmi tant d’autres.

La catégorie « Des blogs sympas » est simplement un clin d’œil à ces blogueurs qui me suivent en likant mes articles, en commentant ou en s’abonnant à mon blog.

Les présenter est une manière de les remercier.

Il est utile de préciser que je ne me porte pas caution pour leur contenu. Je vous présente des auteurs, des artistes, des poètes, des marabouts, des personnes de tout univers, de toute religion, de toute nationalité avec qui je ne partage pas forcément les mêmes convictions, croyances, passions, lectures et le même humour.

À Vous de décider, si votre à tour, vous voulez les suivre.

Jc

Qui suis-je ?

Pourquoi ce pseudo : Nowowak ? Je n’en sais rien, c’est sorti comme cela un matin ! Mais si j’analyse il y a le  » Non !  » de la rébellion, le « wo » de word ou de world, le « wak » de vas-y lâche-toi, pousse ton cri rageur !

Ce blog de critiques de livres est modeste. Il ne vend rien. Il n’espère rien. Il n’attend rien. J’aime écrire et donner son avis en mettant un peu de formes et d’originalité est un bon exercice de style. Quand vous n’avez pas envie d’écrire des poèmes, une page de votre journal intime, un chapitre de votre roman, ces petits billets vous gardent en vie ! Je ne conseille aucun livre, je ne cherche pas à donner envie de passer à la caisse, je ne roule ni pour moi ni pour personne. J’aime les échanges et je serais de vous lire chez vous si je suis attiré par l’esquisse de jolis mots !

La fameuse page 36

Bonjour, je me présente, je suis un spécialiste de la page 36. J’aime bien lire mais je vous préviens chers romans si vous me décevez je vous arrête à la page 36 ! Je sais c’est impoli. C’est comme sortir du cinéma au bout d’une demi-heure de projection. Si ça braille, si je ne trouve pas mon content de style, de message philosophique, d’intrigue, je sors. Je vais voir ailleurs. Si les personnages sont plats ou creux, si je ne m’identifie à rien je zappe !

Parfumé à l’exil !

Si les paysages sont tartignoles, je m’aère, je me volatilise, je me parfume à l’exil ! Si je saute un chapitre sur deux à la fin de l’envoi je touche. Je dégage, je pulvérise, je joue du canon, je renvoie le bouquin chez sa mère ! Direction retour maison sans passer par la case départ. J’ai la plume légère mais parfois acerbe. Ne vous vexez pas si je descends un livre que vous adorez. Chacun sa vérité.

Feel good ou feel bad ?

Ici d’après ce que j’ai vu on est plutôt habitué à dire du bien. À flatter dans le sens du poil alors que dans la main j’ai une hache. Pas de panique. Je ne vais pas ruer dans les brancards, me faire des ennemis, je suis un être exquis. Je n’aime ni le feel good ni le feel bad, je voyage entre les deux, sur la ligne pointillée et presque consensuelle du juste milieu. Vous aussi ? Alors on va s’entendre !

Qui suis-je ?

Je suis un homme, ni grand ni petit, j’habite la France, plutôt en bas, j’ai dépassé les quarante piges, j’aime les pamplemousses et les légumineuses. Je roule à vélo, j’aime les arbres, je ne fais pas de collection de porte-clefs, les livres sont mes principaux amis. Voilà pour mon portrait. J’écris beaucoup, je lis beaucoup et je suis prof. Ici incognito (donc pas de photo pas de bio) mais je n’ai rien à cacher pour ceux qui veulent en savoir plus je vous confie mon adresse mail : pasplushautquelebord@laposte.net

Nowowak

Blog littéraire téméraire démarré le 30 juin 2019

Les textes publiés ici sont ma propriété, merci de ne pas les reproduire sans mon autorisation et de respecter les droits d’auteur fondés sur les lois du copyright.
©Nowowak-août 2019.

Extrait d’une chronique extraite du blog :

« La fille du train » de Paula Hawkins, 7/20

Lundi 8h
Je vais aux toilettes avec ce gros pavé plébiscité par la presse et les critiques. L’histoire d’une fille qui prend le train. Sa vie est tellement creuse qu’elle fantasme sur la vie des autres. Est-elle simplement névrosée, mythomane ou tourne-t-elle sociopathe ? Le vrai suspens de ce livre est là : connaître la profondeur de sa psychose.

Lundi 18h
Je fais le chemin en sens inverse. J’ai mon livre avec moi. Il pèse sur mes genoux. 500 pages c’est long. Il y a des auteurs qui pissent de la copie facilement et en forçant l’exploit de ne rien dire. Le train arrive en gare, je m’essuie, je n’ai toujours rien appris sur l’héroïne et je me n’ennuie abominablement. Ce n’est pas mal écrit mais c’est une lecture dont l’intérêt est aussi vif pour moi que mes envies de m’inscrire dans un club de broderie et passer mes soirées à faire du canevas.

Mardi 8h
Je n’ai pas composté mon billet et mon livre dans mon sac je m’installe confortablement. Il n’y a personne dans le compartiment. Pareil pour ce livre. Complètement inhabité. La chasse d’eau fait un drôle de bruit. L’odeur m’incommode. Il n’y a rien d’irrésistible dans ce moment habituel. J’ai bu un double café et chez moi l’effet est laxatif. Ce livre possède les mêmes vertus.

Mardi 18h
J’ai relu les premières pages que j’avais déjà lues pour essayer de me rappeler de quoi cela parlait. La seconde lecture ne m’a rien appris. C’est fou comme le vide reste vide même après le passage du contrôleur. Le temps n’a aucune conséquence sur son humeur organique. C’est comme les gens que vous voyez tous les jours au même endroit. Ils ont toujours la même coupe de cheveux, les mêmes vêtements, le même sourire idiot. Dans dix ans ils seront encore là.

Mercredi 8h
Un crissement strident retentit puis mon arrière-train s’ébranle et je repars. Je viens de passer la page 15 et je ne suis pas peu fier de mon exploit. Fixant les alentours de la voie ferrée, le paysage dont les murs blancs sont vierges d’entrepôts désaffectés, de châteaux d’eau, de ponts et de bâtiments insalubres, poursuit sa route. Immobile, stoïquement assis sur la cuvette oblongue des toilettes, mon pantalon en bas des jambes, mon pavé sur les genoux tel un chat peu câlin, le train avance en cahotant m’emportant vers des déserts muets. L’omnibus ne va pas vite, j’ai la patience d’un banlieusard qui contemple indolemment des portions décrépies de la ville qui se découpe en minuscules morceaux de puzzle.

Mercredi 18h
Voyage retour. Une douce torpeur m’emporte tandis que le néant défile lentement à son habitude devant mes yeux vitreux. Rien à signaler mais je serai un auteur américain de thrillers j’arriverais à en faire 500 pages. J’inventerais un assassin planqué derrière la réserve d’eau qui attend son heure pour trucider les voyageurs au moment fatal où le zeppelin quitte la piste d’atterrissage et qu’un policier surgit de nulle part en présentant sa plaque avec un air sadique. Il y a quelque chose de réconfortant d’être à l’abri et de pouvoir observer des inconnus sans être vu.

Jeudi 8h
Le compartiment est vide mais je décèle une vague odeur, celle d’un parfum bon marché, le nuage olfactif nauséabond d’adolescent qui a peut être emprunté ce train quelques minutes auparavant. Que lisait-il ? Il semble être resté longtemps. Sa lecture a dû le captiver plus que la mienne. Ce n’est pas difficile me direz-vous. S’est-il tapé un gin tonic tout en tournant avidement les pages de son roman ? Il m’a semblé deviner dans l’air les volutes de cette boisson dont les bulles sont plus légères que les phrases futiles de ce machin-chose dépravé de bonnes intentions.

Jeudi 18h
Je ne vais tout de même pas passer la semaine avec ce livre aux toilettes. J’en frémis à l’idée. D’ailleurs à en croire la météo ça va être un très beau week-end. Un soleil radieux dans un ciel sans nuages. Je vais peut-être pique-niquer sur mon balcon en regardant les voisins qui passent et en inventant leur vie. Je boirais quelques verres de vin à leur santé tout en portant un toast au temps qui passe sans que rien ne se passe. L’été les journées sont plus longues, je passe beaucoup plus de temps aux toilettes qu’en hiver. Cela fait dix ans que je les connais les voisins et je ne sais rien d’eux. Je devrais peut-être leur dire bonjour si je les croise en descendant les poubelles.

Vendredi 8h
Quel soulagement de reprendre mon voyage où je l’ai laissé. En route pour l’aventure ! Je laisse la porte entrouverte pour les odeurs. Je porte ma bouteille de vin à la bouche mais elle est déjà vide. Les maisons passent dans un bruit de rails qui déraillent. J’ai juste envie de me caler au fond de mon siège et de penser à la bouteille que je vais m’acheter cette après-midi avant de la boire silencieusement sur le balcon. Les voisins du sixième me verront peut-être mais je ne les aime pas depuis le jour où ils sont venus taper à la porte en se plaignant que je faisais trop de silence. Quand je suis doucement bercé sur la cuvette, j’adore celle de la Voiture D, c’est ma préférée, je songe à tous ces endroits où j’aimerais être mais je ne vais jamais nulle part.

Vendredi 18h
Après l’orage d’hier, l’air s’est rafraîchi. Ce matin quand je me suis regardé dans la glace, j’avais les yeux moins clairs, le teint plus blafard. Je suis comme la peinture des toilettes qui s’écaille. J’ai la voix rauque et tremblante des gens qui sont restés trop longtemps sobres. Je rêve de prendre le métro. De mettre de la folie dans ma vie. Un peu comme celle des maisons de toutes couleurs qui longent la voie. J’adore celle en briques. Autrefois c’était sans doute une belle demeure. Peut-être que des gens très riches habitaient là, peut-être qu’ils s’aimaient, qu’ils avaient des enfants, qu’ils étaient bien dans leur vie, qu’ils riaient sans cesse de leur bonheur non partagé. Un couple parfait, un couple en or, Lui qui aurait peut-être les cheveux bruns et elle qui serait danseuse.

Samedi 8h
Je reste au lit. Je ne lis pas. Je savoure l’instant. Cet après-midi j’irai rendre « La Fille du Train » au guichet des retours. Je ne me ferai pas rembourser mon voyage mais jamais plus je n’irai dans ce quartier. Ce n’est pas pour moi ce genre de trajets.

Nowowak

cdi-des-salins-bonne-decouverte

 

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