L’urgence est au bonheur, by Sophie Ausilio

Sur la vaste toile d’Internet, les blogs fleurissent. Vous pouvez écrire autant d’articles que vous voulez, si personne ne vous suit, ne vous lit, vous vous retrouvez perdue comme une étoile parmi tant d’autres.

La catégorie « Des blogs sympas » est simplement un clin d’œil à ces blogueurs qui me suivent en likant mes articles, en commentant ou en s’abonnant à mon blog.

Les présenter est une manière de les remercier.

Il est utile de préciser que je ne me porte pas caution pour leur contenu. Je vous présente des auteurs, des artistes, des poètes, des marabouts, des personnes de tout univers, de toute religion, de toute nationalité avec qui je ne partage pas forcément les mêmes convictions, croyances, passions, lectures et le même humour.

À Vous de décider, si votre à tour, vous voulez les suivre.

Jc

L’urgence est au bonheur, by Sophie Ausilio

Humons-le chaque jour (Derrière chaque photo une histoire)

L'urgence est au bonheur, by Sophie Ausilio

À propos

Face à la folie du monde, la faim, la guerre, la violence faite aux enfants, aux femmes, je mesure.

Je mesure chaque jour la chance que j’ai de vivre dans des conditions confortables, entourée que je suis d’une famille formidable, d’amis bienveillants.

Je l’oublie encore parfois, mais de moins en moins souvent.

Alors l’envie me prend de célébrer tous les instants gonflés de plaisir, d’émotion, de partages, ou encore la douce nostalgie de l’enfance car aujourd’hui j’ai la chance de pouvoir l’exprimer, j’ai la chance de pouvoir l’écrire.

L’urgence est au bonheur, humons-le chaque jour.

Illustration by Marie Degang, artiste

Biographie

Cadre supérieur dans une entreprise internationale, ma sensibilité m’a semblé, pendant des années, un frein à mon évolution.
Jusqu’à ce que je comprenne : elle est ma plus grande force.

Elle est devenue la marque de fabrique de mon management et les jours de temps libre, je la laisse s’épanouir, sur les touches de mon clavier.

Je viens d’achever mon premier roman : À sans doute, un jour, quelque part …

Je me prénomme Sophie, je suis née en 1968, j’habite la périphérie de Bordeaux et j’ai une fille de 22 ans.

***

Présentation du roman À sans doute, un jour, quelque part … De Sophie Ausilio

À sans doute, un jour, quelque part par [Ausilio, Sophie]

Octobre 1994. Emma, jeune femme rêveuse et cultivée, remplit ses petits carnets d’histoires pour s’évader d’une vie qu’elle n’arrive pas à démarrer. Paul, chroniqueur célèbre, veuf et père attentif d’un garçonnet de cinq ans, participe à son premier salon du livre. Passionnée par la lecture, Emma se rend à la manifestation et reconnaît Paul qu’elle suit à la télé. Marqués par l’incidence de cette brève rencontre, chacun poursuit son chemin jusqu’au jour de leur deuxième entrevue, départ d’une nouvelle vie.
Avec tendresse et humour, l’auteur déroule le fil de leurs existences jusqu’à ce qu’ils trouvent une certaine idée du bonheur.

Pour l’acheter, c’est ici

***

Article extrait du blog :

À l’opéra

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Photo by Sophie Ausilio. « La scène », opéra de Bordeaux 2017.

À L’opéra

Face aux délicates portes de bois, promesses de salons habités de chaises pourpres, nous ne savons où aller.

Deux hôtesses, en tailleur noir et cheveux noués sur la nuque nous interpellent.

« Mesdames, vos cartons, s’il vous plaît ? » Nous les sortons. Leurs sourires se font plus chaleureux. « C’est par ici. Prenez les sièges que vous souhaitez dans ce périmètre. »

Nous avançons, un peu intimidées, dans la loge réservée aux invitées.
Je chuchote. « Viens Maman. On s’assoie là. »

La scène altière nous éblouit, nous nous taisons. Nos yeux ne savent plus où se poser. Les murmures de la fosse nous bercent. Mes mains caressent la rambarde, elle me renvoie à Renoir. Je me prends déjà pour une belle parisienne, dont le bracelet d’or scintille délicatement sur son gant et qui observe qui la regarde.

Les lumières d’un seul coup se tamisent. Le piano cristallise nos regards. Les derniers toussotements du public se précipitent.

Une jeune femme s’avance. Front cintrée d’un diadème, elle porte une robe longue, blanche, retenue par une bretelle. Elle nous sourit. Sa main délicate dessine une volute, sa tête gracile oscille. Le pianiste obéit. La voix s’envole, cristalline.

Me voici chez Zola. J’imagine Nana dans les coulisses. Je ne suis plus moi, je suis une autre dessinée par Renoir, vêtue d’une robe de soie bleue, mon corset m’oppresse un peu. Je joue de mon éventail, salue le jeune homme qui me regarde à travers ses jumelles de théâtre. Une odeur de violettes emplit mon nez. Mon âme s’envole vers le Paris de 1880.

Les spectateurs applaudissent. C’est déjà fini.

Nous repartons avec Maman, sous la pluie fine de novembre. Sourires aux lèvres. C’était si bien.

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