Les Féeries de Romane Rose

Le coin des copains/copines, la catégorie où toutes les personnes qui partagent ma douce utopie de l’entraide litérraire se regroupent.

Romane Rose en fait partie. En son honneur, je partage avec vous un morceau, un gros morceau de son univers. Présentation de son roman Féerie Irlandaise.

Romance contemporaine – Comédie romantique

Auto-édition publié le 15 juin 2018 – 297 pages en broché

Disponible en e-book sur Amazon et en abonnement Kindle

Tout n’est pas toujours ce qu’il parait

A quelques jours de Noël, dans un coin reculé d’Irlande, par une nuit sombre, une femme titube dans la neige, le cœur dévasté par la terrible nouvelle. Seuls les bras réconfortants de sa sœur apaiseront son immense chagrin.

Abby rejoint le cottage de Sara, tambourine à la porte en hurlant : « Pipi ! »

La porte s’ouvre et elle se précipite vers les toilettes… sous le regard médusé d’Ayden, un parfait inconnu.

Commence alors une aventure rocambolesque, peuplée d’êtres invisibles, d’illusions, de sentiments brouillons et de cours d’orthographe. D’un coup de baguette magique, laissez-vous porter par cette comédie romantique.

Pour découvrir ma chronique, c’est ici

Les premiers chapitres sont disponibles gratuitement dans la section Extraits

Extrait

Episode 1 : Pipi !

Parfois, lorsque le temps est maussade, l’humeur guère mieux et que la flemme vous assaille, il m’arrive de replonger dans des vieux écrits jetés à la va-vite sur le clavier.

Plus tard, un jour peut-être, verront-ils le jour pour venir rejoindre ceux qui trainent déjà dans ma bibliothèque.

Pour sur, celui-ci fera parti du lot des prochains, parce qu’il m’a redonné la pêche.

J’ai ri, sans doute parce que je suis bon public.

Je vous offre les premières lignes.

Féérie Irlandaise

— Oh là, là !

La tête à la retourne, Abby tangue dangereusement, la nausée au bord des lèvres.

— Pourquoi j’ai bu ! grommèle-t-elle, une main posée sur l’estomac, l’autre accrochée au muret de pierre.

Le froid transperce son manteau léger.

Pourquoi a-t-elle choisi l’élégante au lieu du confort ? Pour finir dans un fossé, ivre, le cerveau comme un tambour, le cœur en charpie ou morte au petit matin ?

– Salaud ! jette-t-elle d’une voix éraillée vers les étoiles visibles entre les nuages.

Son nez renifle l’air, reconnait l’odeur particulière du feu de tourbe dont les effluves arrivent jusqu’à elle.

Sara est de retour ?

Elle a besoin d’une épaule pour pleurer, même si Sara va la sermonner pendant deux heures, lui fournir une grosse boite de mouchoirs et conclure par un : « Je te l’avais bien dit ! »

D’un coup de manche malhabile, Abby essuie son nez, redresse tant bien que mal son corps frigorifié et s’élance d’un pas chaloupé vers le cottage du manoir. Elle ne va pas couper au sermon, mais reprendre sa voiture constitue une inconséquence dont son cerveau mesure la dangerosité.

Elle est ivre, mais pas totalement inconsciente.

La neige ralentit sa marche sur le chemin étroit. Si un quelconque véhicule arrive, elle devra de se jeter dans le fossé. Le charme des routes de la campagne irlandaise. Elle trottine d’un pas prudent, sa stabilité chahutée par son taux d’alcoolémie au-delà des prescriptions autorisées. Par la police, parce que les standards de la population locale naviguent à mille lieues des normes nationales. Surtout un vendredi soir après une veillée au pub.

– Zut ! grogne-t-elle en se tordant la cheville dans une congère plus profonde que les autres et invisible sous la croûte de neige.

Elle sautille à cloche-pied sur les cinquante derniers mètres, franchit le petit pont de bois, la vieille barrière brinquebalante, les quatre marches et demie du porche.

— Sara !

Abby tape d’un poing frigorifié sur la porte massive.

Ses jambes dansent la gigue pour contenir la pression de sa vessie gonflée par la bière avalée depuis le début de la soirée.

— Sara ! Dépêche-toi ! J’ai envie de faire pipi ! hurle-t-elle vers la fenêtre que la lumière éclaire enfin.

— Ouh la, la !

Elle se retint autant que possible, les cuisses serrées pour éviter le désastre d’une incontinence brutale.

— Dépêche, dépêche, dépêche, tape-t-elle furieusement sur la porte dont la serrure cliquète bruyamment.

Elle n’attend pas que Sara lui ouvre tant l’urgence la précipite comme un bulldozer dans le cottage.

– Pipi ! hurle-t-elle pour expliquer à sa sœur sa brusquerie.

Elle file aussi vite que le lui permettent ses cuisses collées et la jupe relevée sur ses fesses pour gagner les secondes nécessaires pour juguler la catastrophe. Elle pousse la porte des toilettes, s’assoit sur la cuvette, soupire d’un soulagement énorme. Aussi énormes que les yeux de l’homme qui la regarde debout dans l’entrée du cottage dans une tenue loin de correspondre aux normes de l’hospitalité. Son cri digne d’un cochon égorgé par un boucher maladroit ricoche contre les vieux murs de pierre.

D’un coup de pied, Abby ferme le battant, affolée par tout ce qu’elle imagine.

Pourquoi un inconnu vient-il de lui ouvrir la porte de la maison de Sara ? Un homme en simple caleçon et tee-shirt ? Sara serait-elle devenue hétéro en une semaine d’absence ? Ou bien sa soeur teste-t-elle une nouvelle recherche intime dont la normalité ravirait sa mère ?

A suivre…

Avis lecteur

Bande-annonce du roman :

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :