Le Cheik de E.M. (Edith Maude) Hull – avis lecture

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Résumé :

Dans la ville algérienne Biskra, la belle et glaciale Lady Diana Mayo brave les conventions en refusant de se marier pour conserver son indépendance et en voulant parcourir le désert. Cependant, elle attire la convoitise du Cheik Ahmed Ben Hassan qui l’enlève et la garde prisonnière dans sa tente en plein milieu du désert. Implacable et dominateur, le Cheik s’impose à la jeune femme. Malgré ses supplications et sa tentative d’évasion, Diana n’arrive pas à se libérer et malgré elle, se sent de plus en plus attirée par son ravisseur.

Mon avis :

Un auteur précurseur de la Dark Romance.

Une jeune femme enlevée par un cheik et violentée dès le jour de son arrivée dans son campement. L’héroïne qui semblait pourtant avoir du caractère subit les assauts de son geôlier avec une soumission assez étonnante. En quelques mois, elle va même tomber amoureuse de cet homme qui n’a d’autres qualités que son physique.

Paru en 1919 en Angleterre, ce livre a fait scandale parmi les puritains qui l’ont même classé en littérature pornographique. Vous le lisez 110 ans plus tard et vous cherchez la moindre trace de scène de sexe en vous demandant si vous n’avez pas sauté des lignes.

Malgré les années, le roman peut toujours choquer. En effet, il faut appeler un chat, un chat, cette histoire aborde le thème du viol avec une certaine légèreté.

J’ai retrouvé ce roman dans ma bibliothèque ainsi que sa suite : le fils du cheik. Je me souvenais vaguement l’avoir lu étant jeune et l’histoire ne m’a pas choquée plus que ça. Je crois qu’il faut lire une fiction comme une fiction. Je ne vois aucune apologie du viol dans le roman, juste un cliché utilisé par beaucoup d’auteurs de romances historiques pendant plus de 50 ans : une jeune femme de tête qui devient une nunuche entre les bras d’un homme viril et à la voix troublante.

Comme tout roman qui a provoqué un scandale, il a profité de ce battage médiatique pour se vendre à des millions d’exemplaires.

Bref, même si j’ai levé plusieurs fois les yeux au plafond, j’ai apprécié de relire cet ancêtre de ma bibliothèque.

Jc

Description de cette image, également commentée ci-après

Deux ans plus tard, un film (muet) du même nom sortait sur les écrans de cinéma, avec dans le rôle du beau brun ténébreux : Rudolph Valentino.

Le succès du film est international, il remporte deux millions de dollars de recettes en deux ans et est visionné par plus de 125 millions de spectateurs dans le monde.

Les critiques ne partagent pas l’enthousiasme des spectateurs. Certains jugent « cabotine », l’adaptation du roman d’Edith Maud Hull par Monte M. Katterjohn, et qualifient le réalisateur George Melford de « tâcheron ». Le critique français René Prédal estime que le film « dépasse les bornes de la niaiserie ». Dans la même veine, d’autres critiques jugent qu’il n’est qu’« une petite histoire d’amour, sans fondement, dans le désert ».

Simple vedette montante en 1921, Rudolph Valentino accède au rang de star internationale et de sex-symbol grâce au Cheik. Du jour au lendemain, il fait la couverture des revues de cinéma du monde entier.

Source Wikipédia

Edith Maude Hull

Edith Maude Hull

E. M. Hull est le pseudonyme d’Edith Maude Winstanley née Henderson. Elle naît le 16 août 1880 au 28, Marlborough Hill à Londres où elle est la seule fille de James Henderson, un armateur britannique et sa femme canadienne Katie. Elle voyage beaucoup durant son enfance et visite notamment l’Algérie, un pays qui deviendra le cadre de son roman le plus célèbre.
Adolescente, elle fait la connaissance de Percy Winstanley Hull, un ingénieur civil de onze ans son aîné et originaire de Hazelwood dans le Derbyshire. Ils se marient en 1899 et ont une fille Cecil Winstanley Hull. Il s’installent à Hazelwood quelques années plus tard.
Pendant l’absence de son mari durant la Première Guerre mondiale, elle commence à écrire un roman pour combler son désœuvrement. Son manuscrit est accepté par un éditeur qui le publie en 1919 sous le nom de Le Cheik. Le livre devient est un best-seller, 1,2 millions d’exemplaires sont vendus à travers le monde. Avec ce roman, elle invente un nouveau sous-genre littéraire: « la fabula du désert » (« Desert romance » en v.o). Celle-ci relate la rencontre et l’histoire d’amour entre une anglaise de bonne famille et un arabe, « le plus souvent chef d’une tribu de nomades ».
Personnalité timide et retirée, Edith Maude Hull ne s’est pourtant jamais inquiétée de ce pensait la presse sur elle et ses romans.
Elle meurt le 11 février 1947 après une courte maladie.

Vous pouvez retrouver mon avis sur le 2e tome, ici

 

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