Les Steenfort, maîtres de l’orge de Jean Van Hamme – Avis lecture

Résumé

1860. Après la mort de ses parents, Charles Steenfort est promis à une vie monacale. Mais il s’enfuit vers son village natal en compagnie d’Adrienne, une ravissante paysanne dont il est amoureux. Il retrouve Franz Texel, un ami d’enfance. Ce dernier vient d’hériter d’une coquette somme dont il ne sait que faire. Charles réussit à le convaincre de créer avec lui la « Brasserie Texel & Steenfort ». Mais très vite, les ennuis commencent…

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Mon avis :

Ce roman se découpe en trois parties bien distinctes. Mine de rien, le bond dans le temps est important à chaque fois. Peut-être un regret de ma part que l’auteur ne soit pas attardé plus sur ce qui se passe entre les trois périodes. Un choix que je respecte.

Ma préférée est sans doute la première. On découvre le jeune Charles, un garçon ambitieux qui n’hésitera pas à trahir tous ceux qui l’aiment pour se hisser dans la haute sphère et s’y faire un nom. On découvre les multiples étapes de la fabrication de la bière et, pour une Belge, ces passages m’ont passionnée.

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La deuxième partie est consacrée à la rencontre de Charles avec Margrit. Belle, intelligente, humaine, mais aussi ambitieuse que le premier. Un coup de foudre improbable entre ces deux êtres que plus de trente ans séparent.

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La troisième partie nous présentera une Margrit qui sera prête à tout afin de protéger la brasserie de son fils.

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Un magnifique roman qui débute au cœur des Ardennes. Une histoire passionnante, des personnages charmistatiques.

Vous entendez le « clic » de cette bouteille de pils que je décapsule ? Santé !

Jc

Les maîtres de l’orge se déclinent aussi en 8 bande-dessinées.

Dorp 1854 – Dorp 1997 : 150 ans d’histoire et cinq générations qui, une à une, ont apporté leur pierre à l’empire des Steenfort. Un géant de la brasserie si solide qu’il a pu résister à deux guerres mondiales et à un krach économique. Mais ces événements ne sont rien comparés aux terribles luttes de pouvoir que se sont livrés les héritiers, et à l’obsession de vengeance qui, de tout temps, a animé ces familles ennemies. Car les empires industriels ne peuvent s’ériger que grâce à la passion, l’enthousiasme et l’obstination des hommes. Après « XIII », « Thorgal » et « Largo Winch », Van Hamme, avec Francis Vallès, manipule un récit haletant où destins d’exception et coups de théâtre se succèdent pour retracer la destinée des « Maîtres de l’Orge ».

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Il existe un feuilleton télé diffusé pour la première fois en 1996 que j’ai également apprécié lors de sa sortie.

 

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Romancier et scénariste jusqu’au bout des ongles, raconteur d’histoires hors pair, son nom est synonyme de succès. Il est né et réside à Bruxelles. Après des études d’économie politique et quatre licences universitaires, Jean Van Hamme poursuit durant 12 ans une carrière dans le marketing durant lesquelles il occupa notamment les postes de fondé de pouvoir de Philips-Belgique (qu’il abandonne en 1976 pour ne plus se consacrer qu’à l’écriture) et de directeur des éditions Dupuis durant plusieurs mois en 1986. Jean Van Hamme expérimente brièvement la vie maritale de 1967 à 1970 ; de cette union naîtront deux garçons : Nicolas et Thomas. C’est par l’intermédiaire de sa femme que Jean Van Hamme va devenir scénariste de BD. Elle était l’un des modèles du peintre-dessinateur Paul Cuvelier. Van Hamme fait la connaissance de ce dernier en mars 1966. Il lui propose ses services, offrant de soumettre un scénario en compensation du modèle perdu. « Je voulais être raconteur d’histoires, pas seulement scénariste. Depuis tout petit, comme tous les enfants, j’inventais des histoires et je les écrivais. Comme la BD était très florissante en Belgique et qu’elle paraissait moins inaccessible que la littérature ou le cinéma, elle attirait immédiatement. Éric Losfeld avait déjà publié « Barbarella » et « Jodelle », les premières BD adultes de qualité, et Cuvelier avait envie de dessiner quelque chose dans le même genre. Comme c’était un remarquable dessinateur qui aimait les nus, je lui ai soumis un récit mythologique qui permettait de faire passer l’érotisme sans aggressivité. J’avais bien essayé auparavant d’envoyer des scénarios, chez Dupuis notamment, mais je n’avais jamais eu de réponse. Cette opportunité avec Cuvelier était donc une chance inestimable ». Parallèlement à ses activités professionnelles, il écrit donc son premier scénario en 1968 pour Paul Cuvelier (« Epoxy »).

 

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