Kim Chi Pho ou mademoiselle n°11

Kim Chi PHO

Née au Vietnam, d’un père chinois et une mère vietnamienne, Kim grandi entre la Belgique et l’Australie. Parisienne depuis 2005 et ex-directrice financière, elle est aujourd’hui une mère célibataire à temps plein. A publié son premier roman intitulé « Mademoiselle numéro 11″. Depuis l’enfance, Linh a de petits bonshommes blancs qui dansent dans sa tête. Ses nuits sont aussi tourmentées par les âmes errantes. Alors forcément, on dit qu’elle est folle.
Elle nous emmène entre flash-back de sa petite enfance qu’elle croyait noyée dans un océan d’oubli, et confidences sur ses relations humaines, allant du Vietnam jusqu’à la Belgique, puis le monde post-moderne du milliardaire Trump et du Paris underground, sur un ton libre, voire déjanté.

Kim, bonjour.
Tes racines sont implantées dans de nombreux pays. La Chine, le Vietnam, la Belgique, l’Australie et la France. Dans quel pays rêverais-tu de terminer tes vieux jours ? Une seule réponse possible ou tu es éliminée dès la première question !

Pour mes vieux jours, je me vois assise au bord de la mer, les yeux rivés sur les vagues. Le nom du pays n’a aucune importance. Je suis liée à l’océan comme les liens que la lune tisse avec les marées.

Résultat de recherche d'images pour "mademoiselle n°11 kim chi pho"

Mademoiselle n° 11 est le titre de ton premier roman. Nous sommes ensemble sur le groupe « Auteurs et Cie » et tu numérotes tous tes postes. Es-tu une maniaque des chiffres ?

Quand je rentrai en CP (première maternelle en Belgique), je découvre que je ne m’appelais pas mademoiselle numéro 11, mais je suis Kim Chi Pho. Dans mon pays natal, en plus du prénom, les parents attribuent un numéro à leurs enfants. Comme dans une salle d’attente, chacun reçoit son ticket, le mien porte le numéro onze. Après quand je rentrais dans la vie active, pendant vingt ans, j’occupais le poste de directrice financière au sein d’une grande entreprise. Donc les chiffres me servent de points de repère.

Résultat de recherche d'images pour "le clos des diablotins"

Ton dernier roman Le clos des Diablotins raconte ce lieu où sont parqués les réfugiés en Belgique. Je comprends qu’il est autobiographique ?

Ce n’est pas complètement autobiographique, il y a des personnages vrais et ceux qui sont imaginaires ou romancés, je laisse le lecteur le choix de décider le vrai du faux. Par contre, le clos des diablotins existe, c’était mon ancienne adresse. Ce sont des logements sociaux composés de soixante maisonnettes réservées aux immigrés et aux catégories sociales défavorisées. Afin de pouvoir en bénéficier, ma famille remplissait toutes les conditions, à savoir :

1/être une famille nombreuse, c’est-à-dire au moins trois mineurs à charge ;

2/n’avoir un faible revenu ou aucun revenu ;

3/vivre dans une situation précaire.

Ta personnalité actuelle nous livre le caractère d’une femme rigolote, pleine d’entrain, mais la vie que tu as laissée derrière toi, maintenant révolue, a forgé ton caractère. Quel a été le déclic pour tourner vers l’écriture et abandonner ton ancien métier pourtant certainement mieux rémunéré ?

Quand j’ai appris que les jours de mon père étaient comptés, j’ai quitté mon travail. Les choses ne sont pas toujours comme elles paraissent, quelquefois, perdre, c’est gagner. En renonçant à mon enviable salaire, j’ai pu accompagner mon père dans les derniers mois de sa vie. L’argent, ça rentre et ça sort, mais un père, on n’en a qu’un !

Une nuit, après ses funérailles, à 2 h du matin, j’écrivais les premières lignes de mon premier roman en commençant par « Maman est la personne que j’aime le plus au monde ».

Ta maman est toujours présente à tes côtés et elle se montre fière de ton succès. Tes parents t’ont-ils toujours soutenue dans tes projets ?

Malheureusement mon père n’a pas eu le temps de lire mes romans. Quant à ma mère, comme toutes les mamans je pense, même quand je pète, elle dit que ça sent bon.

Tu publies en auto-édition. Un sujet qu’il te plairait d’aborder. Qu’as-tu à nous dire sur le sujet ?
Réponse : je subis souvent des moqueries de mes ex-collègues ou des connaissances de ma conversion professionnelle. Ils me conseillent d’aller chercher un vrai travail, parce que de nos jours, plus personne ne lit. Quand tu es une auteure indépendante, tout de suite, les gens te tatouent sur le front le statut d’auteur raté.

Voici venu ton instant pub. Que peux-tu dire aux lecteurs pour nous donner l’envie furieuse de s’arracher ton roman s’il n’en restait qu’un seul en stock ?

Parce que c’est une belle histoire inspirée de vraies vies, avec des personnages attachants. Je l’ai écrit avec mes tripes, je n’ai pas cherché à tricher. Quand le lecteur referme le livre, il ne regardera plus les bougnoules, les sales juifs, les chinetoques, les noirs, etc. toutes ces sous-classes de la même manière. 

Kim, merci de ton temps. Et je te souhaite que mademoiselle n° 11 devienne numéro 1 dans le cœur des lecteurs.

Merci beaucoup. Bonne chance à ton livre !

Pour acheter Mademoiselle n° 11, c’est ici

Pour acheter Le clos des diablotins, c’est ici

Pour suivre l’univers de Mademoiselle n° 11 sur FB, c’est ici

Pour la retrouver sur Instagram, c’est ici

Pour la retrouver sur Amazon et découvrir son univers, c’est ici

Bonne découverte.

Jc

5 commentaires sur “Kim Chi Pho ou mademoiselle n°11

Ajouter un commentaire

  1. Sympa l’interview….maintenant la remarque qui tue, la dernière question (celle sur l’auto-édition) n’a pas la bonne couleur 😛 . Non mais sinon faut que j’aille découvrir la dame un peu plus même si ça n’entre pas vraiment dans mes styles de lecture 😉

    Aimé par 2 personnes

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :