Interviews

Une première… et la dernière !

Mon deuxième interview, déjà ! Et incroyable, ce n’est pas moi qui pose les questions, mais la talentueuse Romane Rose, la reine de la romance en rose.

Une première… et la dernière !

Par je ne sais quelle aberration de l’esprit, une idée délirante est née lors de ma lecture de l’interview de Jc Staignier. Elle a osé s’interviewer elle-même !

Quel culot !

Et surtout quelle bonne idée !

Ne pouvant laissez cet affront non lavé par son sang, je me suis armée de ma plume pour lui dire son fait et l’interroger à mon tour de quelques questions brocardées avec panache.

Voici en avant-première et en après-dernière, l’unique, la seule interview de ma carrière de chroniqueuse ratée.

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Bonjour Jc. 

C’est avec un grand plaisir non dissimulé que je me lance dans une nouvelle expérience avec toi. Attention, en tout bien tout honneur, je ne voudrais pas faire d’ombre à Guillaume ou Euloge.

Commençons par le commencement.

1. Qui se cache derrière la Rouspéteuse ? Avec un titre pareil pour ton blog, je m’attendais à des coups de gueule, des prises de bec virulentes, des bagarres en ligne, des cris et châtiments. En réalité, il n’en est rien. Comment définirais-tu ton blog pour attirer les frileux ?

Bonjour, Romane.

Pour commencer, tu ne peux imaginer la fierté que je ressens de passer entre tes griffes.

Ce ne sera pas un scoop, mais derrière la rousse, il y a une rousse et derrière la péteuse, j’écoute le conseil du médecin qui m’a affirmé que c’était bon pour la santé. Dois-je préciser que je pète la forme ?

Ce qui est hyper intéressant sur mon blog, c’est que je ne parle pas de sujets aussi ennuyeux que moi, mais que je m’intéresse aux autres.

Pour les prises de bec, hélas ! je ne suis pas à l’abri, mais je réagis rarement en ligne. Mon compagnon a fait installer un punching-ball à la cave et je me défoule de cette manière.

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Moi : Toi, tu connais ma passion pour l’humour de chat : D

2. Tu te lances dans le roman historique et j’aimerais savoir ce qui t’incite à écrire sur ce thème. Es-tu réellement d’un âge si canonique que tu nous parleras d’une manière détournée de ton passé ? Celui du dernier millénaire ?

J’avoue que ta deuxième question me déstabilise déjà. 

Mon compagnon me dit toujours que je suis « canon » pour mon demi-siècle. Veut-il sous-entendre par-là que mon âge est canonique ? Je lui poserai la question dès son retour et je prépare déjà la poêle à frire.

J’adore la romance historique ! Les tournois où tu pouvais affronter tes adversaires sur un véritable terrain. Les corsets des dames qui affinent ta taille mieux qu’une gaine en élasthanne et te donnent l’impression de posséder une poitrine 150 F. Les valeureux chevaliers qui risquaient leur vie pour tes bouclettes rousses. L’histoire sert mes idées de roman sur un plateau d’argent.

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Je sens que tu vas être très dangereuse, une épée à la main 😀

3. Pour avoir suivi tes premiers pas dans la New Romance, aimerais-tu écrire dans ce genre ou dans tout autre ? Tu évoques le feel-good ? Cela te tenterait-il ? Où la Chick Lit (où je suis certaine tu percerais sans difficulté) ? Que dirais-tu de lancer la mode du Chick Lit-New-Roman-Fell-Good, soit le CLNRFG ?

Mes lacunes sont énormes dans la romance contemporaine. Je me suis essayée à une petite nouvelle et une bêta a remarqué que j’avais écrit : « il passa la main sous ses jupes ». J’ai tendance à bouder le présent dans mes récits et cela me pose de nombreux problèmes pour une chick lit. Donc, pour l’instant, non, je ne suis pas prête.

Moi : Je cherche encore en quoi « il passa la main sous ses jupes » peut t’empêcher d’écrire de la romance contemporaine ? Je sens qu’une session de rattrapage sera nécessaire ! 

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4. Tu signes avec Something Else Éditions après quelques mois de flottements et une mésaventure avec ta première maison d’édition. Tu lis, je le sais, des auteurs indépendants ou autoédités. Aurais-tu aimé sauter le pas ? Le sauteras-tu un jour pour venir patauger avec les confrères et consœurs ?

Je souligne le courage de mes confrères autoédités, mais je ne m’en sentirais pas capable. Il me faut un soutien moral, une ME qui s’engage à éditer mes textes, les corriger, s’occuper de la couverture, me rassurer. J’ai trouvé le partenaire idéal avec Something Else Éditions.

Confrères ? Et les consœurs, alors ! 

5. Tu prétends que ton compagnon affirme que personne ne voudrait de toi ou te rapporterait illico. Ne crois-tu pas qu’il te ménage afin de te garder bien au chaud à la maison ou qu’il craint que tu t’enfuies à la première occasion avec Euloge ou qu’il se mente à lui-même * ? Je reprends tes propres paroles de ton interview où tu déclares que quitte à fuguer autant le faire avec l’Innaccessible ;).

*Peut-être tout ceci est-il inconscient chez ton compagnon ? Tu peux me l’envoyer si tu veux. La première minute de psychanalyse est gratuite, les suivantes seront facturées 20 €. S’il préfère le mode virtuel, le tarif est de : 20 € la connexion et 10 € les cent mots.

Aaaahhh ! Un doute s’insinue dans mon esprit. Peut-être que tu as raison et que mon compagnon me dénigre pour me garder auprès de lui. Je repasse, je cuisine aussi bien le salé que le sucré, je nettoie, je n’ai jamais la migraine pour… pour… (tu vois ce que je veux dire ?), j’ai reçu un héritage de 256 154 euros de ma tante d’Amérique et je sais qu’il a pris une assurance vie sur ma tête. Tu sais quoi, je vais le surveiller de plus près.

Pour les séances de psychanalyse, tu ferais un prix pour moi ?

La psychanalyse entre nous risque de tourner à des fous-rires à n’en plus finir ! Tu me diras, il n’y a pas meilleur remède à la morosité que le rire partagé.

6. Lorsque tu prétends que tu ne possèdes aucune qualité, je m’insurge, mais bon, je ne vais pas énumérer toutes celles qui me passent par la tête, sinon, nous y serons encore au siècle prochain et franchement, je serais beaucoup trop défraîchie pour l’occasion. À ton avis, quelles sont les qualités principales qu’un auteur (ou noteur:)) doit montrer à défaut de les posséder ?

La modestie me semble une excellente qualité. La perfection n’existe pas, mais si tu écoutes les conseils des autres (je pense aux lecteurs, chroniqueurs, bêtas), tu détiens déjà un bon moyen de l’atteindre.

Donc, la meilleure qualité d’un auteur pourrait se résumer par un : soit beau, tais-toi et écris lol. Tout moi !

7. Ton interview « On n’est jamais mieux servi que par soi-même », répond-il à une pulsion narcissique du : « personne ne m’aime alors je m’aime moi-même » ?

Peux-tu utiliser des mots simples ? J’ai dû aller voir la définition de narcissique dans le dictionnaire !

Je suis une maniaque et avec mon auto-interview, je me suis préparée aux autres interviews chelous, la tienne par exemple.

Quoi, quoi, quoi ? Chelou mon interview écrite à la sueur de mon front et avec mon sang ? 

8. Pour suivre ton blog depuis un moment, presque les premiers pas:), je suis FAAAANNNNN (chut ! Tais-toi, tu vas la perturber), j’admire – et ce n’est pas peu dire – tes retours de lectures, non seulement vrais et sincères et qui, hélas pour ma PAL, titillent toujours la curiosité. Que t’apportes la lecture ? Je n’ose même pas te demander combien de livres tu lis par mois, cela risque de me démoraliser jusqu’à la Sainte Glin-Glin.

Je pense que j’ai lu avant de parler. La lecture m’apporte mes plus beaux moments d’évasion. Je ne compte pas le nombre de romans que je lis par mois, car les chiffres, je n’aime pas ça. Lire n’est pas une compétition, mais un magnifique moment de partage entre l’auteur et le lecteur.

Oohhhh ! Je tombe en amour ! Et je suis totalement d’accord avec toi. Évasion, évasion…

9. Tu navigues sur de nombreux réseaux sociaux, même des que je ne connais pas et tu y récoltes un certain succès (grandement mérité, certains d’entre nous scrutent le net dès le matin à l’affût pour sniffer leur dose quotidienne de bonne humeur et de rigolade. Même tes coups de gueule sont hilarants). Quelles sont tes recettes pour attirer les foules ? Que penses-tu de ce monde virtuel ?

Le monde ne doit pas tourner autour de toi. Je pense qu’il faut s’intéresser aux autres afin qu’ils s’intéressent à toi.

La vie n’est facile pour personne. Néanmoins, apporter le rire et la bonne humeur est la meilleure manière de ne pas lasser tes abonnés. Leurs propres ennuis ne sont-ils pas suffisants pour y ajouter les tiens ?

Ce monde virtuel te permet de découvrir de merveilleuses personnes, mais il faut rester prudent. Tu ne connais jamais vraiment qui se cache derrière un clavier.

Je ferme mon museau et ne dirai pas mieux…

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10. Tu nous annonces la sortie d’un roman historique pour décembre, une SAGA. En combien de tomes dérouleras-tu l’histoire ? Sur combien d’années ? Je prends les devants pour être certaine de pouvoir lire la totalité avant de me retrouver dans la tombe, sinon, je boycotterais parce que je ne veux pas mourir FRUSTEEE !

En fait, j’ai écrit 5 tomes. Je me suis levée un beau matin et je me suis souvenue de mon rêve. Ainsi a débuté le premier tome de ma saga. En trois mois, les 5 tomes étaient bouclés, enfin, je le croyais… Jeter ses idées sur papier n’est pas si simple. J’ai écrit le premier en 15 jours et je l’ai ensuite corrigé pendant des mois grâce aux conseils de nombreuses personnes. Certaines ne m’ont pas épargnée, mais c’est un message important que j’aimerais faire passer. Les avis les plus négatifs m’ont donné l’envie de me surpasser et je remercie ces personnes.

Comme dit ma grand-mère de 112 ans : Nous apprenons de nos erreurs bien plus que de nos succès. 

11. Courage, ton supplice se termine. Si tout à coup, un génie (bon ou mauvais, chacun jugera) te proposait de faire de toi un homme. Que ferais-tu en premier ? Quel homme aimerais-tu incarner ?

Pfiou, je mérite au moins un croissant et un café, non ?

Pour le croissant, c’est foutu. Un voleur de croissant a sévi. Pour le café, no souci. 

Que ferais-je en premier ? Je me demanderais en mariage.

Si j’étais un homme ? Le mien ! Il en a une belle vie !

12. Question subsidiaire : combien crois-tu que j’ai enfreint de règles grammaticales, de syntaxes et toutes ces choses de l’orthographe dans cette interview ? Je teste ton savoir lol et interdit de se faire aider ! Je surveille : D 

J’ai ajouté des petits chapeaux par-ci, par-là. Moi, j’y tiens aux accents circonflexes ! Je crois comprendre que si tu nies les chapeaux, tu approuves la réforme de l’orthographe ?

Excuse-moi, je te questionne. Déformation professionnelle…

Pour répondre à ta question, je ne suis pas une adepte de l’utilisation de la réforme sur beaucoup de choses, mais les chapeaux inutiles pour le sens, j’avoue que je les oublie facilement et mon correcteur ne me gronde pas toujours. Et puis, arrête de poser des questions ! C’est moi qui interroge !

Et pour terminer parce que les bonnes choses ont toujours une fin et que je demande toujours une part supplémentaire, questionnaire rapide « Je suis » pour lequel tu peux prendre tout ton temps.

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JE SUIS

Je suis un pays :  la Belgique

Je suis une ville : Venise

Je suis un sentiment : la joie

Je suis un vœu : le vœu de chasteté

Emoti-truc-chouette les yeux comme un merlan frit, les joues gonflées par son exclamation d’étonnement abasourdi lol

Je suis une saison : le printemps

Je suis une fête : Pâques

Je suis un geste : le pouce levé

Je suis une partie du corps : la langue

Pour des bavardages ou pour des choses hum, hum… ?

Je suis un instrument de musique : un synthétiseur

Je suis une danse : le pogo

Je suis une chanson : la vie en rose (oui, tu peux faire le rapprochement…)

😀

Je suis un bijou : un diamant

Je suis un arbre : un cerisier

Je suis une fleur : une orchidée (je te laisse la rose) 

Encore heureux que tu ne me la piques pas lol

Je suis un oiseau : une pie

Je suis un animal : un éléphant 

J’adore leur sagesse et plus encore leur mémoire et placidité

Je suis un insecte : une coccinelle

Je suis un moyen de locomotion : une montgolfière

Je suis un conte : La belle et la bête 

Je suis un vêtement : un legging

Je suis un métier : auteur

Merci à toi de te plier à cet exercice non maitrisé de ma part, mais pour lequel j’ai pris un plaisir inouï. Et que dire des réponses que j’attends avec impatience : D 

Je t’en prie. Pour ma part, ce fut un exercice extrêmement fatigant, mais un superbe moment.

Début de l’interview : 14 heures

Fin de l’interview : 18 heures

— Jc, qu’est-ce qu’on mange ? demande mon mari.

— On commandera une pizza, chéri ! je réponds

— Tu n’as pas eu le temps de faire à manger ?

— Non, j’ai complété l’interview de Romane Rose.

— Romane qui ?

— Romane Rose ! L’auteur de Féérie irlandaise et d’Obsessions.

— Ah oui ! Ben commande-lui une pizza poivrons, merguez et chorizo.

Gros bisous, ma Rose. Et merci pour cette interview.

Merci à toi de t’être prêtée au jeu Jc et je compte bien te suivre de près dans tes futures aventures. Décembre, non ? Le 28. Rendez-vous est pris.

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3 réflexions au sujet de “Une première… et la dernière !”

  1. Auto interview: un exercice difficile, non? Mais jubilatoire aussi, évidemment.
    Romane rose, je ne la connaissais pas… c’est dc chose faite. Je vais m’intéresser à sa prose alors…
    Salut JC! ( j’espère que la pizza était bonne).

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