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Gaëlle Laurier ou le laurier des flammes

Rêvant de devenir écrivain ou archéologue, c’est dans l’informatique qu’atterrit finalement Gaëlle Laurier. Des histoires plein la tête qu’il lui faudrait coucher sur papier (ou sur écran pour être exact), ce qui prit un peu de temps. Amatrice de jeux de rôles, ceux-ci l’inspirant, elle débuta par quelques nouvelles aux accents romantiques ainsi que des fanfictions qui ne seront que peu dévoilées au public.

C’est plus récemment que la plume (enfin, le clavier) vint à lui chatouiller plus définitivement les doigts. Lorsqu’elle vient à tomber sur diverses plates-formes d’écriture, dont Fyctia puis Wattpad.

Un premier court roman La muse de Callidromos connaît un sympathique succès auprès des lecteurs wattpaddiens, suivit par une romance d’aventures située au dix-septième siècle, Journal d’un espion marquant un penchant flagrant pour ce type de fictions historiques et romantiques, mais pas uniquement. Du fantastique à la science-fiction en passant par plus contemporain, Gaëlle Laurier s’essaie un peu à tous les genres selon les inspirations.

Elle est alors remarquée par Évidence éditions pour le roman Scandales à Easton Creek, une romance historique pleine de mystères et de rebondissements dont l’action se situe en plein western. Figurant parmi les gagnants des Wattys 2016, cette histoire sera publiée en mai 2017.

S’en suit alors l’aventure de l’autoédition. Étant déjà de tendance touche à tout en informatique, Gaëlle senti l’envie, le besoin de superviser plus encore la conception et l’avenir de ses écrits. Tout d’abord avec deux nouvelles puis un roman fantastique, Docteur Gray, dans lequel combattent vampires et changelins dans le Londres contemporain.

Mais l’aventure ne se termine pas là, un nouveau contrat en maison d’édition pour début 2019, plusieurs romans terminés en relecture ainsi que pleins d’autres projets sont prévus.

Scandales à Easton Creek par [Laurier, Gaelle]

Gaëlle, bonjour.

Hello !

Scandales à Easton Creek est paru en mai 2017 chez Évidence Éditions. Une romance historique dont l’action se situe en plein western. T’es-tu inspirée de films du grand écran pour écrire cette histoire ?

Oh que oui ! Enfant, j’adorais les westerns. De ceux avec Dean Martin ou John Wayne entre autres par exemple. Ils avaient quelque chose de romancé. Au départ, j’ai écris Scandales à Easton Creek par pur plaisir d’y insérer tout ce que j’avais aimé dans ce genre de films. Cela faisait un mois que je n’avais pas écrit la moindre ligne, car j’avais choppé une infection (non pas urinaire, à l’estomac 😀 ) et j’avais alors eu l’occasion d’y songer en long, en large et en travers. L’histoire s’est rédigée quasiment toute seule ensuite.

En 2018, tu as publié Docteur Gray, un roman catalogué Fantasy et terreur. Romance historique, romances contemporaines, fantasy. Tu touches à tous les genres avec autant de plaisir ou tu as tout de même tes préférences ?

(pas trop terreur, non non)

J’aime en premier lieu la romance, les happy ends. Cette impression que l’on a lorsque l’on referme le livre, que malgré les obstacles, les coups bas, tout rentre dans l’ordre. Que l’on souffle en se disant « ah ça y est, ils y sont arrivés, ils sont ensemble et tout va bien » (dois-je remercier Disney, et son « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants » ?).

Alors forcément, j’aime écrire ce genre, mais tous les univers m’intéressent et me passionnent.

Sinon, il est vrai que je suis bien plus attirée par l’histoire ou la fantasy au départ. Rôliste durant dix ans, j’incarnais surtout des personnages évoluant dans ces thèmes. Puis je me suis laissé tenter par des histoires plus contemporaines, sans regret.

À part Docteur Gray, on trouve encore trois de tes titres en autoédition. Un choix ?

Oui, le tout premier La muse de Callidromos est autoédité, car je souhaitais rendre accessible cette histoire en dehors de Wattpad (au format livre notamment). Deux nouvelles ensuite, surtout pour me faire la main et tatillonner dans cet univers avant d’y entrer un peu plus franchement. Docteur Gray est le premier roman autoédité « sérieusement » si je puis dire. Mais loin d‘être le dernier.

De plus, Docteur Gray est l’un de mes chouchous, je ne souhaitais pas confier mes droits sur lui à autrui.

Sur ton blog, tu es une femme multifonction. (Les mauvais esprits, n’allez pas vous imaginer que Gaëlle est aussi performante sur le dos que sur le ventre…) Je veux dire par là qu’on découvre tes fictions, des conseils d’écriture, des recettes de cuisine, une boutique et la partie service (par exemple la possibilité que tu réalises un visuel 3D des romans des autres auteurs). Tu sais vraiment tout faire ? Non, parce que mon compagnon est intéressé par ton profil et ça craint.

Je suis un poulpe ! J’ai huit bras ! 😀

Ah misère, les fans d’érotisme dessiné nippon auront eu là une image douteuse.

En fait, je suis une incorrigible touche à tout (en bien comme en mal), j’ai fait des études en programmation au départ puis une formation en développement web. Bien qu’il faille plus d’une spécialité pour concevoir un site, j’ai toujours eu la manie de vouloir mettre mes mains partout (les esprits mal tournés auront encore du plaisir avec cette phrase, je les salue). Design, front end, back end (à mes souhaits). J’ai aussi du mal à déléguer, donc ce que je peux faire, je le fais, ce que je ne peux pas faire… je cherche des guides autres tutoriels.

J’ai toujours eu un blog. Au départ, il ne s’agissait que d’une simple page puis il s‘est étoffé, a disparu, est revenu, a été censuré, est revenu encore (selon les pannes, bugs, problèmes d’hébergement et j’en passe). Mais sa fonction première a toujours été qu’il me soit utile, il était comme mon carnet de notes virtuel devenu public. Les fiches recettes, par exemple, je les consulte régulièrement moi-même, c’est mon aide mémoire, mes archives en plus d’être devenu un blog d’auteur à présent.

Pour ce qui est des services, je me suis dit « pourquoi pas, si cela peut aider », j’ai proposé également cette aide gratuitement à qui en aurait besoin.

Tu écris sur Wattapad, Fyctia, Scribay et Imaginae. Crois-tu que les lectrices de ces plates-formes te suivent lorsque tu publies tes romans ?

Cela a évolué selon les aléas de la vie.

Je n’ai plus participé aux concours Fyctia depuis un moment, donc réponse : non.

Je suis aussi active qu’une limace amorphe sur Scribay donc réponse : non.

Je n’avais que Docteur Gray sur Imaginae (et je l’ai donc enlevé avant de l’éditer) donc, heum réponse… vous avez deviné.

En fait, je suis surtout une habituée de Wattpad. Pour ce qui est de me suivre, cela dépend de l’histoire. Si elle accroche, oui, j’ai quelques lectrices qui suivent et même attendent la parution des chapitres semaine après semaine (et cela me fait très plaisir que ça leur plaise, c’est très motivant). Actuellement, j’ai deux romances historiques en cours qui ont leurs habituées. Cela me va.

L’image contient peut-être : 2 personnes, barbe et texte

Jason Momoa t’a inspirée pour l’amant du métro. Tu as eu son accord ?

Chiche que je lui demande ? Il a l’air très sympa en plus.

Bien que… lui dire « M’sieur Momoa, je vous ai imaginé un peu tout nu, sans rancune hein », je sais pas trop du coup.

Lorsque j’ai terminé (*tousse* enfin presque) l’un de mes autres romans qui m’avait été largement inspiré par un acteur connu, je me suis mis en tête de lui offrir une version papier (et je l’ai fait ! *cotillon, paillettes*). Je songeais poursuivre avec cette idée. Tel un remerciement pour avoir été ma muse même involontairement ^^’

C’est important les muses. Préservons les muses. Remercions les muses.

Pour toi, je viens d’inventer le moment médisance. Romane Rose et Jc Staignier ne se gênent pas pour piquer des articles sur ton blog. Tu n’as jamais d’envie meurtrière envers ces deux perfides ?

Non, si elles m’accordent la maternité de ces articles, pas de soucis. Au contraire, cela me rassure, ils ont un intérêt.

(Maintenant si elles signent à ma place, ça va ch*** ! Faites gaffe, je possède aussi la tentacule « hacker »)

Note de Jc pour Romane : nous sommes prévenues… 😯

Gaëlle, voici ton instant pub. En deux minutes, donne-nous l’envie de nous jeter sur Jason Momoa… Pardon, à la seule vue de sa photo, je m’égare.

Donne-nous envie de te jeter sur tes romans.

Mon acteur fétiche est surtout Alexander Vlahos, ou bien encore Chris Pine ou Alexandra Daddario.

Un cœur qui bat, un nez qui flaire, une décision qui tombe, c’est… non ça c’est du plagiat.

Simplement que j’aime la romance (parce que l’amour fait partie de la vie, l’une des meilleures parties et oui, j’ai un coté fleur bleue), j’aime les histoires qui se finissent bien malgré les obstacles, j’aime m’évader, rêver. Bien souvent dans d’autres époques, mais également dans des univers aussi proches que lointains. Parfois sages, parfois coquines, mais sans vulgarité. Et tout ce que j’aime, je l’écris.

Gaëlle, merci de ton temps.

Merci à toi Jc

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Pour retrouver son blog, c’est ici

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6 réflexions au sujet de “Gaëlle Laurier ou le laurier des flammes”

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