Si l'auteur m'était conté

Loraline Bradern ou un combat d’amour

Originaire du sud de la France, Loraline vit en Provence avec son mari et ses trois enfants. Enfant unique et solitaire, son imagination un peu trop fertile et envahissante l’a incitée à élaborer des scénarios et à être une grande rêveuse dès son plus jeune âge. Friande de lecture depuis toujours, sa tendance à s’évader dans les livres s’est encore accentuée, une fois arrivée à l’âge adulte. Incurable romantique, passionnée d’histoire médiévale et de l’univers militaire depuis l’adolescence, elle a toujours été une lectrice assidue de romances historiques et de romances militaires ou policières. C’est donc naturellement qu’elle a commencé à écrire dans ses catégories de prédilection.

Lors d’une grossesse difficile, pendant laquelle elle a dû rester alitée de longs mois, elle a commencé à jeter sur le papier les grandes lignes d’une romance. Trop occupée par la suite par sa vie familiale et professionnelle, cet embryon d’histoire est resté à l’état de projet pendant plusieurs années jusqu’à fin 2015, date à laquelle elle s’est lancée dans le partage de quelques chapitres sur Wattpad, encouragée par sa mère.

À la suite de la perte d’une grande partie de sa famille dans un accident au début 2016, elle a trouvé refuge dans l’écriture. Écrire des romances lui a permis de s’évader, d’oublier sa douleur et d’évacuer certaines émotions. C’est ainsi qu’en quelques mois sont nés les différents tomes de Combat d’Amour (romance historique) et d’Unité d’Élite (romance militaire).

Loraline, bonjour.

Tes romans Unité d’Élite – tome 1 et 2 sont édités chez BMR depuis le 2 mars et le 25 mai 2018. Connaissais-tu déjà le milieu des forces spéciales de la Navy ou as-tu dû te documenter pour apporter de la crédibilité à l’histoire ?

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Bonjour

Je connaissais déjà pas mal cet univers, car il m’a toujours intéressée et le milieu militaire ne m’est pas inconnu, car j’ai un peu baigné dedans depuis mon enfance, si on peut dire les choses ainsi. De plus j’envisageais sérieusement une carrière dans l’armée au début de mon adolescence, mais un problème de santé a ruiné tous mes espoirs. À l’âge de 13 ans, j’ai déclaré une maladie osseuse qui m’a laissé des séquelles incompatibles avec un métier nécessitant une grande résistance physique.

J’avais donc une bonne base au niveau des connaissances, mais les Navy Seals étant une unité très particulière, il m’a fallu approfondir mes connaissances. À l’origine je me suis servi de quelques faits réels comme le bombardement des shebabs en Somalie par l’armée kényane, la frappe aérienne par drone contre les principaux chefs d’Al Qaida au Pakistan. De la même manière, j’avais fait des recherches sur les cartels colombiens. Dans la version premier jet sur wattpad, j’étais restée très près de la réalité pour un certain nombre de faits avec notamment des noms de lieu et de personnes ayant existé à l’époque comme les chefs de cartel, les chefs terroristes, mais aussi de membres de la ligne de commandement des Navy Seals. C’était des informations qui n’étaient pas classifiées et que l’on pouvait trouver en faisant des recherches un peu poussées sur certains sites internet. Mais la maison d’édition a préféré que l’on modifie ces éléments pour diverses raisons. J’ai donc changé les noms des personnages, les noms des cartels et certains lieux.

De la même manière certains passages ont été coupés pour être moins technique — comme ceux relatifs à l’armement et aux techniques de combat — ou parce qu’ils risquaient d’être considérés comme moyennement intéressants pour la romance. Les passages qui expliquaient les séquelles sur le comportement amoureux du syndrome du survivant ont notamment étaient très raccourcis, ce que certaines lectrices ont déploré, car cela permettait de mieux comprendre les réactions de l’héroïne.

Je vais aborder un sujet délicat, celui du téléchargement illégal. Sans porter ni accusation ni blâme, peux-tu expliquer pourquoi il est important de respecter le travail de l’auteur et d’acheter un e-book dont les promotions souvent intéressantes.

Indépendamment de l’aspect financier qui impacte l’éditeur, mais avant tout l’auteur, il y a un impact émotionnel qui est très important. En tant qu’auteur, on peut se sentir honoré d’être lu par autant de personnes — quand on voit le nombre de téléchargements, ça donne le vertige parfois — mais on se sent aussi bafoué parce que quelque part c’est un manque de respect pour les centaines d’heures que l’on a passées à faire des recherches, à écrire, à corriger. Tous les auteurs le disent donc je ne vais pas m’étendre sur le sujet, c’est répété très régulièrement un peu partout.

Je préfère parler des conséquences et de l’impact sur les lecteurs. Parce que oui il y a un impact très négatif sur les lecteurs. L’auteur qui a signé un contrat stipulant que le numérique et le broché vont sortir ensemble va être impacté par le téléchargement illégal d’un point de vue financier, car chaque téléchargement illégal est une perte financière et une non-rémunération pour le travail et l’investissement fournis, mais l’impact va être autrement préjudiciable pour l’auteur dont la sortie en broché est soumise à un quota de ventes numériques. Et c’est là où les lecteurs vont aussi être impactés et je suis malheureusement bien placée pour le savoir !

Un exemple concret : unité d’élite. Unité d’Élite devait sortir en papier à la condition de dépasser un certain chiffre de ventes, chose qui ne devait pas poser problème théoriquement aux dires de l’éditrice. Malheureusement à ce jour ce n’est toujours pas le cas à cause du téléchargement illégal. Une semaine après sa sortie, le tome 1 d’Unité d’Élite avait été 4 fois plus téléchargé illégalement que ce qu’il y a eu de ventes en 3 semaines. Un mois et demi après sa sortie les chiffres étaient accablants. Si seulement un quart des personnes qui ont piraté l’ebook l’avait acheté, on aurait atteint le quota pour qu’il soit édité en papier.

Les maisons d’édition se fient généralement aux chiffres des ventes des 3 premiers mois pour décider si un livre sortira en papier ou non. Or la perte de ventes causée par le téléchargement illégal est tellement énorme que bon nombre de livres ne sortent pas en version papier. Si encore les ebooks n’étaient mis à disposition sur les sites de téléchargement que 6 mois après leur sortie, ça n’aurait pas un impact aussi dramatique, car on pourrait avoir des ventes sur les premiers mois qui permettraient de déclencher l’édition papier. Les auteurs se sentiraient toujours autant floués, mais au moins il n’y aurait pas de conséquences sur la parution en broché.

L’auteur n’est pas le seul à être lésé, le lecteur aussi. Le fait que les téléchargements illégaux détruisent les chances d’une histoire de paraître en version papier impacte également les lecteurs qui ne lisent qu’en papier ou qui veulent avoir l’histoire dans leurs mains ou leur bibliothèque. Je reçois toutes les semaines des demandes de lectrices qui me disent attendre la version brochée, car elles ne lisent pas le numérique et qui s’impatientent parce que ça ne vient pas. Mais je ne peux rien leur répondre, car je ne sais pas si un jour la perte sèche de ventes due au téléchargement illégal sera un peu rattrapée et que le quota fixé sera enfin atteint pour que l’édition papier soit lancée.

Moralité : le téléchargement illégal a torpillé toutes les chances d’Unité d’Élite de sortir en version brochée.

Ta romance historique qui comprendra en tout quatre tomes est publiée aux éditions Ada, dans la collection monarque. Elle sortira en France le 13 novembre 2018 et les précommandes sont ouvertes. Peux-tu nous parler de Combat d’amour ?

Combat d’Amour est une histoire très spéciale pour moi. Tout d’abord parce que même si ce n’est pas la première histoire qui a été éditée, c’est la première que j’ai commencé à écrire. J’ai jeté les premières bases de cette romance il y a… 15 ans !

J’ai commencé à jeter les grandes lignes de cette romance historique en 2003 lorsque j’ai dû rester allongée pendant de longs mois à cause d’une menace d’accouchement très prématuré. Je lisais beaucoup de romances historiques notamment et je restais parfois sur ma faim, il me manquait toujours quelque chose soit dans le développement de la romance, soit au niveau du contexte historique. L’écriture m’est alors apparue comme un dérivatif à mon anxiété. J’ai commencé à écrire une histoire pour moi, une histoire comme je voulais en lire. J’ai rédigé les premiers chapitres et quelques épisodes clés que je voulais inclure pour que l’histoire m’apporte ce que je recherchais.

Ma mère était très présente pour s’occuper de mon aîné et elle a suivi la rédaction de la trame. Mais Combat d’amour est ensuite resté à l’état d’ébauche jusqu’en 2007, date à laquelle je me suis de nouveau retrouvée alitée à cause d’une troisième grossesse difficile. Pour tromper mon inquiétude, j’ai repris l’écriture et continué de développer l’histoire. Au jour de mon accouchement, début 2008, j’avais rédigé les vingt chapitres charnières de l’intrigue. Trop prise par ma vie familiale et professionnelle, je n’ai plus écrit une seule ligne pendant plus de sept ans. Fin 2015, lors d’une discussion mère-fille, ma maman m’a avoué ne s’être jamais interrogée sur ses désirs profonds, sur ses rêves. Ayant passé toute son existence à se dévouer aux autres, à ses parents, à son mari, à sa fille et à ses petits-enfants, elle n’avait jamais pensé à elle. Elle m’a demandé de ne pas commettre la même erreur et de réfléchir à tous les rêves que j’avais enfant et qui étaient toujours d’actualité. Le dessin et l’écriture me sont immédiatement venus à l’esprit. L’écriture de Combat d’amour est alors venue dans la conversation. Ma maman a lu les chapitres existants et m’a encouragée à en reprendre l’écriture pour aller jusqu’au bout de mon rêve d’enfant. Elle avait à cœur que je termine ce projet afin de ne pas avoir de regrets plus tard.

Cette demande m’est apparue comme une volonté testamentaire quand quelques semaines plus tard mes parents ont été tués dans un accident de la route. L’écriture est alors devenue la branche à laquelle je me suis raccrochée pour ne pas me laisser ensevelir par la douleur. Je me suis mise à écrire frénétiquement, passant des heures et des heures à faire des recherches, m’immergeant totalement dans le monde d’Alinor, pour échapper à la réalité.

Je peux dire que Combat d’Amour a été la bouée à laquelle je me suis raccrochée pour ne pas couler, son écriture a été ma manière de survivre, j’y ai passé tous mes moments libres, la plus grande partie de mes nuits.

L’histoire de Combat d’Amour est née parce que j’avais besoin d’un dérivatif à mon angoisse de perdre mon bébé et a été continuée parce que j’avais besoin d’un dérivatif à la perte de mes parents et parce que je devais tenir une promesse faite à ma mère. Compte tenu que cette écriture a été ma thérapie, on y trouve à certains moments l’évocation d’émotions qui avaient besoin de sortir. Cela est encore plus marqué dans Unité d’Élite.

Tu publies tes histoires sur Wattpad. Penses-tu que cette plate-forme est un fameux tremplin pour que les auteurs puissent gagner du lectorat ?

Il y a quelque temps j’aurais répondu oui sans hésitation. Maintenant je suis plus mitigée à ce sujet. Wattpad permet de gagner du lectorat sur Wattpad, mais pas forcément en terme de livres édités. Comme les maisons d’édition le font remarquer, le lectorat de Wattpad n’est pas forcément le lectorat qui va acheter les histoires une fois qu’elles sont éditées. Il y en a toujours une petite proportion qui va être fidèle à l’auteur et va vouloir lire la version éditée et l’acheter. Mais il ne faut pas oublier non plus que Wattpad est une plateforme d’écriture et de lecture gratuite et c’est bien souvent la gratuité qui attire les lecteurs. Par conséquent ils n’iront pas forcément acheter.

Globalement je dirais que Wattpad permet de gagner des lecteurs sur la plateforme, mais aussi de nouer des relations avec des lecteurs et avec d’autres auteurs, de se faire un réseau de connaissances ensuite par le biais des groupes Facebook ou d’autres réseaux sociaux. C’est un maillon qui permet d’atteindre de plus en plus de personnes et donc dans un sens de se faire connaître.

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La romance historique a connu un énorme succès dans les années 80 et 90. Depuis, elle est délaissée au profit de la romance contemporaine et érotique. Crois-tu que grâce aux auteurs qui persistent et signent dans ce genre, les lecteurs vont y revenir petit à petit ?

Je pense que tout est histoire de mode. Et comme chacun le sait, la mode est un éternel recommencement. Donc oui je pense que la romance historique a encore de beaux jours, mais encore faut-il que les maisons d’édition continuent à en publier et gardent ce qui en fait l’essence même et ne cherche pas trop à la moderniser avec les critères de la romance contemporaine.

Il y a 25 ans j’étais extrêmement friande de romance historique, j’ai acheté énormément de livres. Je n’en achète quasiment plus depuis 5 ans environ parce que je n’y trouve plus mon compte. Il ne faut pas se leurrer la romance historique que l’on trouve en France est essentiellement de la romance anglophone traduite, du moins c’est celle qui est beaucoup mise en avant. Si je n’en achète presque plus c’est parce qu’il n’y a pas beaucoup de renouveau, ce sont essentiellement des rééditions des années 80 90 (et je les ai déjà), certaines histoires ayant eu 4 rééditions avec 4 couvertures différentes en 20 ans.

Et en ce qui concerne les nouvelles histoires — c’est mon avis personnel —, je trouve qu’elles manquent cruellement de touche historique justement. J’ai le sentiment qu’on utilise un décor vaguement historique pour justifier qu’il s’agit d’une romance historique, mais on sent un manque de recherches sur le contexte. On y trouve de plus en plus des anachronismes monstrueux que ce soit dans le langage dans les dialogues (dans la partie narrative, c’est moins problématique), dans les événements ou les éléments de décor. Je ne prétends pas ne jamais faire d’anachronisme, mais j’essaie de faire attention et je me documente. Mais quand je lis le mot kilt dans une romance écossaise qui se passe au haut moyen âge je hurle, non le kilt et les sous-vêtements en soie n’existaient pas en Écosse en 1160 !!! Il est vrai qu’on peut faire quelques anachronismes surtout quand on évoque des périodes où la documentation est assez réduite et parfois on a besoin d’un peu adapter quelques détails pour les besoins de l’histoire, mais il y a une marge entre quelques petits anachronismes de quelques dizaines d’années et des anachronismes de plusieurs siècles et parfois en grande quantité. Il y a aussi des incohérences au niveau des mœurs et je trouve que la psychologie des personnages et les sentiments sont de moins en moins développés, car ces histoires traduites sont de plus en plus courtes. Il suffit de comparer le nombre de pages d’un livre d’une des célèbres collections historiques qui peuplaient les rayons dans les années 90 et le nombre de pages des nouveaux livres (traduits de l’anglais) édités actuellement dans la même collection. Mais c’est un avis très personnel basé sur quelques lectures que j’ai tentées et qui ne m’ont pas laissé un souvenir impérissable, loin de là. Du coup j’en suis à lire et relire mes « vieilles » romances historiques qui sont moins simplistes et qui allient vraiment l’aspect historique à la romance.

Par contre, au risque de paraître chauvine, il y a des auteurs françaises et francophones qui commencent à apparaître dans les rayons et dont les œuvres ne présentent pas ces défauts et qui au contraire on a cœur de maintenir les aspects historiques. Je pense que c’est cette mouvance-là qui permettra à la romance historique de revenir en force, car contrairement à ce que certaines personnes semblent penser, les lectrices de romance ne sont pas « un peu limitées intellectuellement ». J’ai en mémoire le retour que j’ai eu d’une éditrice d’une maison bien connue et qui m’a dit à propos de Combat d’Amour qu’elle avait beaucoup aimé l’histoire et noté la qualité des recherches, mais qui a ajouté à mots couverts qu’elle craignait que ce soit d’un niveau un peu trop élevé pour son lectorat et qu’il faudrait supprimer au moins la moitié du texte pour rentrer dans le format ! Il ne s’agit pas de simplifier les romances historiques pour les mettre au soi-disant niveau des lectrices, mais au contraire de leur offrir un contenu d’une certaine qualité au niveau du contexte. Je suis persuadée que les lectrices ne demandent pas mieux que d’apprendre des choses à travers leurs lectures et que c’est justement un contexte historique travaillé qui leur permet de se plonger dans un autre univers et de s’évader.

C’est d’ailleurs ce que les lectrices de Wattpad m’ont renvoyé avec leurs commentaires. Chaque fois que j’utilisais du vocabulaire médiéval et que je mettais le lexique en fin de chapitre ou quand je donnais quelques explications, j’avais plein de commentaires de lectrices, parfois très jeunes comme quoi l’âge n’est pas un critère d’intérêt, qui disaient adorer le fait d’apprendre des choses et d’acquérir des connaissances tout en lisant pour se détendre. L’une d’elles m’a même dit avoir réussi un examen qui portait sur la conquête de l’Angleterre par Guillaume de Normandie grâce à l’histoire et aux détails qu’elle avait pu y glaner.

Tu es auteur, tu as une famille et des enfants, un boulot qui te prend toute ton énergie, tu es bêta-lectrice à tes heures. Ouf ! Ne crains-tu pas le surmenage ?

Il faut avouer que je ne dors pas énormément en quantité…

Il arrive que je n’aie plus beaucoup d’énergie, mais l’avantage c’est que lorsque je suis épuisée, je m’écroule et je m’endors immédiatement, ce qui m’évite de cogiter, mon fléau personnel !

Pour éviter le surmenage, j’ai revu mes priorités. Mon travail était primordial pour moi, mais suite à un certain événement, j’ai remis les choses à leur place, j’ai levé le pied et je fais juste ce que j’ai à faire pour exercer mon métier correctement, mais je ne m’y investis plus comme avant. J’ai touché du doigt qu’il y a des choses plus importantes dans la vie que le boulot, comme profiter des siens tant qu’on peut le faire et penser à soi, aux choses que l’on aimerait faire avant qu’il ne soit trop tard.

Avec Axelle Auclair, vous avez créé le blog Amours d’enfer. Si j’ai bien compris une belle aventure Wattpadienne. Seriez-vous prêtes à vous lancer dans un quatre mains ?

Ma rencontre avec Axelle a été une des meilleures choses qui me soit arrivée sur Wattpad. J’y ai aussi fait la connaissance de trois ou quatre personnes qui comptent beaucoup pour moi. Mais j’y ai aussi découvert des personnes qui sous une apparence sympathique étaient en fait néfastes et qui m’ont fait toucher du doigt ce que l’on appelle les relations toxiques. On trouve de tout sur Wattpad, que ce soit en terme d’histoires ou en terme de personnes. Il y a des gens formidables, bienveillants, prêts à aider, à encourager sans arrière-pensées, mais il y a aussi des gens hypocrites, manipulateurs, jaloux et malveillants. Il n’est pas toujours aisé de faire le tri et de faire confiance aux bonnes personnes. Mais quand on tombe sur des personnes en or sur qui on peut compter, c’est le bonheur ! Ça peut être le début d’une véritable amitié et d’une collaboration fructueuse pour tout le monde.

Cela a été le cas avec Axelle. Nous avons effectivement un projet de 4 mains. À vrai dire cela fait longtemps que nous en parlons. On a déjà les idées de base, les noms des persos depuis plusieurs mois. Mais actuellement nous sommes trop occupées toutes les deux par nos révisions éditoriales respectives. Moi avec les deux derniers tomes de Combat d’Amour et Axelle qui va éditer très prochainement Secret Defense d’Aimer et une autre histoire (je dois garder le secret encore). Nous attendons d’avoir bouclé nos projets persos pour nous lancer.

Lorsqu’il te reste du temps pour lire, quelles sont tes lectures favorites ?

Je ne vais pas faire original… j’écris ce que j’aime lire ! Donc j’ai tendance à lire des romances historiques, des romances policières ou militaires. Mais dernièrement j’ai fait quelques incursions dans les romances de science-fiction par le biais de bet lecture pour des copines et j’avoue que ça m’a bien plu !

L’année 2018 a été bien remplie au niveau littéraire pour toi. Je vais m’avancer en affirmant qu’elle a été riche. Une belle revanche sur la vie ?

La vie n’a pas été tendre avec moi ces dernières années, mais mon aventure éditoriale m’a aidé à surmonter les épreuves.

Je ne crois pas qu’on puisse parler de revanche sur la vie, mais plutôt d’un retour à la vie. Je suis passée du mode « survivre » ou mode « revivre » grâce à l’écriture, mais aussi grâce aux belles personnes que j’ai rencontrées par le biais de l’écriture. Je suis un peu comme une vidéo soumise aux caprices des personnes qui tiennent la télécommande. La vie a appuyé sur le bouton pause à un moment donné et je suis restée bloquée, en arrêt sur image. L’écriture et mon aventure éditoriale ont ensuite pris la télécommande et appuyé sur la touche play pour me permettre d’avancer.

Voici ton instant pub. Donne aux lecteurs qui ne te connaissent pas l’envie de se précipiter sur tes romans.

Ah punaise, j’ai du mal avec ça ! Je ne suis pas très douée pour la pub ! Je dirais simplement que je suis un peu tatillonne niveau réalisme donc je fais pas mal de recherches et j’essaie de distiller des informations sur le contexte de mes histoires au fil du récit. L’adage dit « chasser le naturel il revient au galop » et je crois que ça s’applique bien à mon écriture. Sûrement une déformation professionnelle due à mon métier d’instit… je ne peux pas m’empêcher de vouloir faire apprendre des choses à mes lecteurs de manière détournée au fil de l’histoire.

Donc si vous aimez les romances historiques, avec Combat d’Amour attendez vous à être confrontés à du vocabulaire médiéval, à des faits historiques, à des descriptions de la manière de vivre de l’époque. Si vous aimez les romances militaires, avec Unité d’Élite, attendez vous à être immergé(e) dans l’action des missions avec un peu de vocabulaire technique en armement, en technique de combat, en appellation militaire, mais aussi à toucher du doigt les différents aspects de la vie des militaires y compris dans le cadre privé. Avec des aspects glorieux et d’autres nettement moins…

Mais une chose reste immuable dans tous mes romans : ce sont des romances avec des personnages qui ne sont ni tout blancs ni tous noirs, car dans la vraie vie les gens ne sont pas lisses. Chaque être humain a des forces, mais aussi des faiblesses, des fêlures, des incohérences parfois. Et c’est cela que je veux montrer à travers mes personnages. Ce ne sont pas des super héros, ce sont des êtres humains qui commettent parfois des erreurs. J’aime quand mes personnages suscitent des émotions différentes chez mes lecteurs. J’essaie de faire en sorte qu’on les aime, mais qu’on les déteste aussi par moment. J’aime qu’ils attendrissent, qu’ils énervent, qu’ils émeuvent. Qu’on ait envie de les secouer, de les consoler, de les engueuler. Bref qu’ils fassent ressentir différentes émotions au cours d’une même histoire.

Loraline, merci de ton temps. Et vivement l’arrivée en France de Combat d’amour. Je l’attends avec impatience.

Merci à toi JC !

Pour retrouver Loraline sur sa page FB :

https://www.facebook.com/LoralineBradernAuteur/

Pour retrouver son blog et celui d’Axelle

https://amoursdenfer.wordpress.com/

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4 réflexions au sujet de “Loraline Bradern ou un combat d’amour”

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