L’avis du Néophyte

Sur la vaste toile d’Internet, les blogs fleurissent. Vous pouvez écrire autant d’articles que vous voulez, si personne ne vous suit, ne vous lit, vous vous retrouvez perdue comme une étoile parmi tant d’autres.

La catégorie « Des blogs sympas » est simplement un clin d’œil à ces blogueurs qui me suivent en likant mes articles, en commentant ou en s’abonnant à mon blog.

Les présenter est une manière de les remercier.

Il est utile de préciser que je ne me porte pas caution pour leur contenu. Je vous présente des auteurs, des artistes, des poètes, des marabouts, des personnes de tout univers, de toute religion, de toute nationalité avec qui je ne partage pas forcément les mêmes convictions, croyances, passions, lectures et le même humour.

À Vous de décider, si votre à tour, vous voulez les suivre.

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L’avis du Néophyte

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Actualité cinématographique, séries et acteurs/actrices.

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Article extrait du blog :

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Once Upon a Time in… Hollywood” est un film dramatique réalisé par Quentin Tarantino et sorti le 14 août 2019.

Il nous livre un conte de fées qui se situe à la fin des années 60, dans une réalité alternative où Rick Dalton, un célèbre acteur de western en proie au doute, est le voisin du couple Polanski/Tate.

Nous avons ici un casting de folie avec Leonardo DiCaprio (Le Loup de Wall StreetThe Revenant) dans le rôle de Rick Dalton, Brad Pitt (SevenEntretien avec un Vampire) en Cliff Booth, Margot Robbie (Suicide SquadDiversion) prêtant ses traits à Sharon Tate, ou encore Al PacinoEmile HirschMargaret Qualley

Dommage que Luke Perry n’ai pas pu voir le résultat de son dernier rôle. RIP.

Le long-métrage a été présenté lors de la compétition officielle du Festival de Cannes 2019.

Avis (sans spoiler) :

J’ai adoré ! Il est important de savoir que ce film n’est pas un “Tarantino” habituel. Je ne dirais pas qu’il est difficilement accessible, mais il est important de connaître un minimum l’histoire du cinéma de la fin des années soixante (et surtout de Sharon Tate) afin de bien saisir les enjeux de la séquence finale.

Je n’ai pas réellement noté de points négatifs, si ce n’est un rythme assez délicat à appréhender pour des néophytes. En effet, lors des deux premières heures de visionnage, celui-ci est très posé et lent afin de nous faire partager la vie de Rick Dalton et Cliff Booth, son cascadeur attitré. Il n’y a pas de réelles péripéties et cela peut surprendre le spectateur.

En bref, la première longue partie est une ode à l’univers hollywoodien de 1969, lors du basculement entre deux ères du cinéma mondial. La seconde partie est bien plus dynamique et nous attire dans un final mouvementé et jouissif.

Dès le départ, on est plongé dans l’univers de Rick Dalton, cet acteur qui croit être “has been” et qui se démène tant bien que mal afin de donner un nouvel élan à sa carrière d’acteur. En parallèle, Cliff, son ami et homme à tout faire, laisse planer son spleen par manque de distraction. Évidemment, lié à des événements que l’on découvre au fur et à mesure du long-métrage. Sharon Tate (ainsi que son fiancé et ses amis) apparaît à l’écran avec parcimonie et prépare le terrain pour la suite de l’aventure. La dernière demi-heure est … Tarantinesque (si je puis dire ainsi) ! Et je n’en dirais pas plus.

Je vous conseille d’être attentif tout au long du film et d’être patient. Certains éléments sont très importants pour le final.

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Je ne suis pas un adepte des œuvres prenant pour contexte les années 60/70. Mais, Quentin Tarantino nous délivre ici son amour inconditionnel pour cette période à travers une réalisation époustouflante. Que ce soit via de nombreux extraits de films ou de séries diffusées à travers des postes de télévision (en vo), ou encore sur la reconstitution des décors d’époques, costumes, musiques… C’est magnifique et cela se veut bigrement réaliste.

Il y a des scènes qui sont hilarantes et magiques. Je pense à la loge de Rick Dalton, au camp de hippies ou encore à Bruce Lee (et le reste, je n’en parle évidemment pas). Le jeu d’acteur est exceptionnel. Aucune fausse note à relever.

DiCaprio incarne un homme à fleur de peau qui cherche à se rassurer face au regard des autres tandis que son homologue se fond dans la peau d’un homme charismatique et semblant doux comme un agneau, mais qui possède un lourd passé et quelques difficultés à garder son sang-froid.

De plus, c’est drôle de voir le réalisateur se moquer gentiment de ses anciennes productions (notamment Django, le western spaghetti). On retrouve quelques beaux plans-séquences ainsi que des mouvements de caméra ambitieux et intéressant. Pour revenir à la bande originale, celle-ci est sublime, agrémentée de jolies musiques d’époque. Bref, un condensé de jolies choses à découvrir.Mais ne vous attendez pas à être surpris lors de chaque séquence, ou même à voir de l’ultra violence comme habituellement (même si je n’aime pas dire cela). C’est assez différent (une nostalgie omniprésente), mais c’est bon ! Très bon !

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Je vais désormais essayer de vous donner une analyse plus poussée sur le film. Ce sera donc, du full spoilers ! (Et pas forcément dans le bon ordre)

Février 1969 : Rick Dalton est un acteur dont la carrière est sur une pente descendante. Accompagné de Cliff Booth (son fidèle ami, cascadeur, ou encore homme à tout faire), Rick déjeune avec Marvin Schwarz, son agent, afin de discuter de son avenir. Lui qui a été sevré de succès depuis l’arrêt de sa célèbre série de western « Chasseur de prime » (inspirée de “Au nom de la loi” avec Steve McQueen).

Un dialogue salvateur pour l’acteur qui intègre le fait qu’il n’est désormais bon qu’à être un faire-valoir pour la nouvelle génération d’Hollywood. Affublé d’une aura qui est vouée à diminuer lors de chaque nouveau rôle, l’acteur refuse catégoriquement l’offre de Marvin qui est de partir en Italie afin de tourner dans des westerns spaghettis sous la houlette de Sergio Corbucci (le réalisateur de “Django” dont est inspiré “Django Unchained”). L’homme en est sûr, il est devenu « has been ».

Réconforté par son ami, nous découvrons un acteur en proie au doute, narcissique et surtout alcoolique qui n’est plus capable de donner le meilleur de lui-même et qui doit composer avec un bref bégaiement pendant ses moments de stress.

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Cliff, de son côté, comprend la situation de son ami. Mais, la sienne est davantage en péril. En effet, il n’est plus cascadeur à plein temps suite à un différend de taille avec Randy, un professionnel qui ne le supporte plus depuis un combat improvisé de la doublure de Rick avec Bruce Lee sur le tournage du « Frelon vert ». De plus, Cliff est soupçonné d’avoir tué son épouse.

Scène très drôle de la part de Tarantino qui nous montre un homme, rabaissé par sa femme, au beau milieu de l’océan avec un harpon chargé dans une main et une bière dans l’autre. On devinera la suite, car aucune réponse claire ne sera apportée sur le sujet. J’ai trouvé cette séquence géniale !

En compagnie de sa chienne Brandy, il vit près d’un cinéma en plein air, dans une caravane totalement dépravée. Malgré cette situation délicate, l’homme garde le sourire et insuffle son énergie et son charme naturel à Rick qui en a bien besoin.

Si l’on peut penser à ce que ce dernier soit un homme exécrable, l’acteur nous prend à contrepied en brisant sa carapace lorsqu’il rencontre « Maribella », jouée par une jeune fille de huit ans (Est-ce son âge qui lui fait dire des éloges sur Walt Disney?). Celle-ci est tellement impliquée dans son rôle qu’elle donne envie à Rick de se surpasser malgré ses problèmes d’alcool. C’est donc sur le tournage de « Ranch L », dont la tête d’affiche est James Stacy (interprété par Timothy Olyphant et merveilleusement bien doublé par Anatole de Bodinat), l’un de ses fans, qu’il va difficilement clore sa première scène après quelques malheureux oublis de texte.

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Tout avait déjà mal commencé pour Rick qui, en plus de camper un rôle de méchant, devait s’habiller en hippie (qu’il déteste par dessus tout). Après nous avoir offert un pétage de plomb dans sa loge, face à un miroir qui semblait nous parler — et avec beaucoup de rires dans la salle — il clôt sa journée de travail avec une scène d’anthologie qui lui donne finalement du baume au cœur.

Ce qui est intéressant ici, c’est que Quentin Tarantino réussit subtilement à nous faire découvrir les coulisses d’un tournage sans que cela fasse “bêtisier” ou « scènes bonus ». Le fait de voir Rick se reprendre à plusieurs reprises est excellent. 

Et Sharon Tate dans tout cela ? Et bien, elle est présente. La jeune actrice est présentée comme une femme pure, joyeuse, insouciante… La contempler écouter les retours du public au cinéma pour l’un de ses films est super intéressant, car ce n’est pas quelque chose de réellement envisageable aujourd’hui, par exemple. Margot Robbie est sublime et tient son rôle à merveille. Mais sans interférer de façon directe avec nos deux personnages principaux. Tout du moins, au départ.

Sa présence n’est pas anecdotique, loin de là. Elle prépare le contexte. Il est évident que le film se terminera sur la tragédie qu’il l’a frappée dans la réalité.

Il était important tout de même, pour Tarantino, de nous expliquer sa relation ambiguë avec Roman Polanski et Jay Sebring, son ex. On aperçoit également Charles Manson apparaître un court instant lorsqu’il cherche initialement la demeure de Terry Melcher (un producteur de musique qui l’a, jadis, envoyé paître).

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Bref, revenons à Cliff ! Notre cascadeur croise la route à plusieurs reprises d’une jeune femme, Pussycats, qui lui fait clairement de l’œil. Elle souhaite rentrer chez elle, au ranch Spahn, qui était également le lieu de tournage de la série « Chasseur de prime » où il doublait son ami Rick. Arrivé sur les lieux, et après avoir refusé de coucher avec la fille, il s’aperçoit que les décors, en ruines, sont désormais envahis par une horde de hippies. Peu rassuré, l’homme décide d’aller voir son vieil ami et propriétaire du terrain vague malgré les réticences louches de la « population » locale.

L’ambiance est alors extrêmement pesante. Charles Manson est cité à plusieurs reprises sous le surnom de « Charlie » et l’on comprend assez vite dans quel guêpier Cliff s’est fourré (je vous avoue ne pas avoir fait le lien lors du premier visionnage). Tarantino en profite pour nous instaurer un climat de tension incroyablement bien exécuté pour finalement nous tromper. Mais la « secte » est dévoilée et l’on prend connaissance du danger qui guette désormais Cielo Drive.

On a d’ailleurs ici la première grosse séquence de violence. Assez drôle dans un premier temps et révélatrice des démons de Cliff dans un second. L’homme n’est clairement pas du genre à se laisser faire… Mystérieux cascadeur !

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On retrouve les deux amis en fin de journée, dans le salon de Rick à regarder un épisode de « leur » série culte. Cela renforce encore, auprès du spectateur, leur lien presque fraternel. Les dialogues à travers le petit écran sont en version originale, mais on se délecte d’écouter les deux hommes commenter avec beaucoup d’humour les images. À l’image de Sharon Tate, un peu plus tôt, Rick aime “analyser” ses performances. C’est la fin de la première partie du film. Il est de temps de se téléporter six mois plus tard : au 8 août 1969.

Changement radical de rythme. Cette fois-ci, c’est un narrateur qui prend les commandes. On apprend que Rick a finalement accepté d’aller en Italie tourner quatre films en compagnie de son fidèle acolyte. Il y rencontre sa femme ainsi qu’un certain réalisateur du nom d’Antonio Margheriti (Comment ça ? Une référence à Inglourious Basterds ?).

Lors de son retour à Los Angeles, il est quasiment fauché et annonce fébrilement à Cliff qu’il va devoir le licencier, mais qu’il le garde tout de même sous le coude dans le cas où il décrocherait un nouveau rôle. Ensemble, ils décident alors de fêter ce retour, et cette probable fin de collaboration, avec une soirée très arrosée. De son côté, Sharon Tate est enceinte de huit mois. Et Roman Polanski est en Angleterre pour son prochain film. Après une soirée chargée, elle retourne à sa majestueuse demeure afin de se reposer en bonne compagnie.

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Le rythme s’accélère frénétiquement sous les coups de boutoir du narrateur. Ceux-ci s’arrêtent lorsque les quatre membres de la « Manson Family » arrivent sur les lieux du futur drame.

Tandis que Cliff profite d’une promenade pour fumer une cigarette à l’acide, Rick est perturbé dans sa création de cocktails par le vacarme du véhicule. La tension est à son comble. Que va t’il se passer ? Je crois que l’acteur va mourir… que nenni (pourtant, il n’y est pas allé de main morte). Ils repartent timidement pour revenir avec des idées de meurtre encore plus sordide. La suite, vous la connaissez :

Ils tombent nez à nez avec un Cliff totalement déchiré qui les démonte (avec un rire qui fait écho à la scène du ranch où l’un de ses pneus a été crevé). Un chien enragé, une boîte de pâté qui fait office d’arme, une tête qui navigue de mur en mur et une hippie grillée et “croustillante”. La salle de cinéma était en délire, tout le monde réagissait : des rires, de l’effroi… Impressionnant.

C’était tout simplement jouissif ! Pour plusieurs raisons : Enfin du Tarantino. Bon, dit comme cela, ce n’est pas tout à fait juste. Mais je parle bien évident de ces excès de violence dans ses longs-métrages. Ici, c’est ultra gore, très dur ! Ils prennent très très cher. Ensuite, parce que toute la scène est préparée en amontLa boîte de pâté qui, dès le début, nous est présentée comme un objet compact, super lourd et qui fait des dégâts incommensurables sur le visage de la jeune meurtrière. Le lance-flammes planqué dans la maison de Rick qui fait son retour après avoir grillé des nazis dans un film aperçu au début du long-métrage. La cigarette qui est cachée depuis six mois dans la boîte de tabac de l’acteur. Tout est préparé par le réalisateur afin de rendre ce moment complètement dingue.Brad Pitt est sensationnel et les répliques sont géniales (Rex quoi…). La musique est tellement décalée. Un bonheur !

Et surtout, cela se finit bien. Autant pour Sharon Tate qui ne s’est finalement rendu compte de rien. Mais surtout pour Rick qui entre enfin en contact avec elle et voir son avenir cinématographique probablement prendre une nouvelle direction dès que Polanski reviendra à Hollywood. La séquence finale avec Cliff est émouvante. On ressent l’amour fraternel entre les deux hommes et c’est tellement beau à voir.

Une fin parfaite pour moi ! Tarantino change l’histoire et clôt son conte de fées de la meilleure des manières. Avec une odeur de vengeance dans l’air…

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Le mot de la fin :

Oh oui, j’ai adoré ce film ! Et je l’ai savouré lors du second visionnage. Certes, il y a des moments creux, moins dynamique, et on peut se sentir perdu (la première fois)… Mais, c’est un condensé de bonnes idées et c’est majestueux. Avec un final improbable et totalement fou. Je suis heureux !

Rédacteur : Florent V.

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7 commentaires

  1. J’ai découvert le blog de Thomas il y a peu…je suis essentiellement ses articles ciné que je trouve très bien fait. Et j’aime beaucoup Lilie des Miss Chocolatine que j’ai eu l’occasion de croiser quelques fois sur Toulouse, elle est adorable

    Aimé par 1 personne

    • Bien entendu, je ne connais que des personnes adorables.
      Tu as vu ? Sur mon avis du roman de Fabio Mitchelli, j’ai copié sur toi. Mais je t’ai citée, car je t’ai volée (hou, la vilaine !) l’idée de la chronique positive lorsque mon avis était mitigé.
      Lorsque je te dis que je ne connais que des personnes formidables !

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