Interviews chroniqueurs

Karine Anselme, Karyn Adler ou la double personnalité

Karine Anselme

Karine, bonjour.

Coucou J-C !

J’attaque sur la question qui m’empêche de dormir. Karine Anselme auteur pour SomethingElse Éditions et Karyn Adler pour les Éditions Addictives. Possèdes-tu une double personnalité ?

Ah ah ! J’avoue, je m’y attendais et ça m’a fait sourire. Au fond, oui, je suis persuadée d’avoir mille et une personnalités. J’ai toujours été comme ça, tantôt euphorique, tantôt morose. Et ça se ressent dans mes écrits, à vrai dire.

Mais si je dois faire simple, Karine Anselme est mon vrai nom. Quand j’ai écrit Panique pas, Oli, je n’ai pas cherché plus loin pour mon nom d’auteur. J’ai réalisé un peu plus tard que dissocier ma vie perso et « pro » pouvait être utile.

Et lorsque les Éditions Addictives m’ont contacté pour A [b] ime-moi, ils m’ont conseillé ce changement de nom d’auteur, m’ont fait quelques propositions et j’ai adoré l’idée de Karyn Adler, car au fond, je garde mon prénom [hyper utile si on m’appelle. Nan parce que, crois-moi, dans un salon, si j’entends crier Gertrude — et quand bien même j’aurais choisi ce nom — je ne me retournerais pas. Je n’ai pas de mémoire mdr]. Et puis, ça reste KA [mêmes initiales].

Sur les sites de lecture, je remarque que tu remercies chaque lectrice qui laisse un commentaire. Une manière de gagner plus de lectorat ou une éducation parfaite ?

Ni l’un ni l’autre, lol. Je n’ai pas de bons souvenirs de mon enfance. Et pour ce qui est de gérer et attirer mon lectorat, j’ai déjà du mal à « me vendre » (j’ai longtemps évité d’en parler autour de moi). À vrai dire, c’est plus simple que ça. J’aime écrire. J’aime les mots, l’amour, la manière de dépeindre les sentiments. Et je suis tellement heureuse d’avoir cette chance inouïe d’être publiée que chaque retour me touche. Mon plus beau cadeau est d’être lue par un ou une inconnue et de recevoir un petit message, voir un avis, et réaliser que j’ai été « comprise ». Je suis une lectrice avant tout et j’aime aller parler avec les auteurs. J’estime que remercier mes lecteurs (lectrices) est simplement normal. Sans eux, nous — auteurs — nous ne sommes rien.

Tu as ri lorsque je t’ai dit que j’étais une fouineuse. Tu vas peut-être rire moins. J’ai trouvé ce message sur ta page :

Il y a quelques années, on m’a donné le surnom de Clex. et à l’époque, j’ai été ravie et fière. Je l’ai même utilisé comme pseudo FB, mais aujourd’hui, je réalise que chaque fois que je le lis, ça me rappelle que je ne suis plus Clex. Juste Karine, simplement Karine. Alors mes amies, mes bichettes, appelez-moi bichette, ma belle, Karine ou l’emmerdeuse, mais s’il vous plaît, oubliez « Clex ». Je ne suis plus cette fille. J’ai toujours de l’humour, oui, mais Clex était un peu trop volatile. Karine a de l’humour, mais elle apprend à le doser.

Tu devines ma question. D’où vient ce surnom de Clex et pourquoi ne veux-tu plus en entendre parler ?

Ou lala, lol. Ça remonte à quelques années, quand j’avais du mal à gérer mon tempérament. J’avais tendance à trop en faire, trop en dire. Une copinaute a trouvé qu’il m’allait comme un gant. C’est la contraction de deux mots qu’il n’est pas nécessaire de développer mdr…

Quoi qu’il en soit, j’étais vraiment un peu trop « tout ». Je ne le réalisais pas forcément, mais je pouvais donner une image de moi qui n’était pas réelle. Ça me portait préjudice. En soi, j’ai appris à doser mon tempérament et mes exubérances. Pourtant, ce surnom me colle encore à la peau — un réflexe de surnom pour celles qui me connaissent depuis ce temps.

Je ne t’aurai pas épargnée, deuxième question de fouineuse.

Quand tu relis ton manuscrit et que tu réalises que tu tombes amoureuse de ta propre histoire…

C’est toi qui le dit ! Amoureuse au point de ne plus courtiser que ton roman ou tu te laisses encore séduire par ceux des autres ? Attention à ta réponse, je suis la petite-fille d’Hercule Poirot et je pourrai en déduire si tu possèdes un caractère fidèle ou infidèle…

Ah ah, tu sais, il y a une image qui tourne en ce moment sur FB. Je n’ai plus la phrase exacte en tête, mais ça dit qu’une lectrice qui tombe amoureuse à chaque lecture est infidèle ou un truc dans le genre. Je crois que c’est tout à fait ça. Je tombe amoureuse à presque chaque lecture. Les miennes, celles des autres. Plus que du physique, je tombe amoureuse d’une personnalité, d’une histoire. Mais j’avoue, certains personnages masculins me touchent plus que d’autres. Là, par exemple, rien qu’en y réfléchissant quelques secondes, je peux te dire que je suis amoureuse, bien entendu, d’Isaac et Aiden (mes héros). Mais aussi de Jensen (étoile de Brume), Mal Erikson (Stage Dive), 4 b (Bora-Bora Bitches), Trent/Connor (Respire)… Impossible de choisir !

Testes-tu toi-même les positions érotiques pour tes romans ou prends-tu des cascadeurs ?

Mais carrément ! Quand j’écrivais Panique pas, Oli, j’avais à cœur de bien faire les choses. Je voulais une romance érotique, mais surtout, quelque chose de crédible où les lectrices pourraient s’identifier. Donc, moi, femme ordinaire avec un corps qui vieillit, la souplesse aléatoire et les os qui craquent un peu (mdr), j’ai demandé à mon chéri de m’aider. Je lui décrivais la scène et… on testait. Du coup, parfois j’ajustais mon récit mdr (pour info, la douche c’est jouable, mais ça glisse… les filles : le gel douche, c’est après hein).

Je remarque que tu utilises souvent le mot put… bip bip ! Ne trouves-tu que c’est plus classe : oh ! nom d’une fille légère ?

Mdr, même au boulot on me dit que c’est mon mot « totem » ! J’avoue, c’est clairement devenu un automatisme. Mais bon, j’ai envie de dire que ce mot colle en toute circonstance (oh putain j’adore, oh putain j’ai peur, oh putain j’ai mal… Tu vois ?)

Après, pour Panique pas, Oli, je voulais aussi qu’Oli soit « brute de décoffrage » donc exit les jolis mots, à nous le langage familier ! (quand je pense que j’en ai enlevé plein… mdr)

Tes personnages sortent-ils directement de ton imagination ou les as-tu rencontrés au détour de ta vie : des amis, de la famille, des voisins, toi ?

Un peu des deux, comme chaque auteur, je suppose. Pour écrire un roman, je pioche dans la vie qui m’entoure (un regard, une phrase entendue, une confidence sur l’épaule). Mais j’ai une imagination très fertile, ce qui me permet de broder à l’infini (d’où le fait que je ne fais jamais de plan. Je commence un manuscrit sans savoir où je vais ni même la fin du récit. Je découvre l’histoire à mesure que je l’écris).

Pour décrire les personnages, je pioche un peu dans les personnalités, traits de caractère et physique de mon entourage plus ou moins proche. L’anecdote de Simone, la voisine, en est un exemple mdr.

Peux-tu déjà nous parler de ton prochain projet ?

Alors, il y a quelques jours A (b) ime-moi est sorti chez Éditions addictives. Du coup, je suis actuellement sur un nouveau projet (nan, en fait 4 projets mdr). Un spin of d’A (b) ime-moi sur un autre personnage, une histoire plus délicate sur le traumatisme au sein d’un couple parfait, un autre projet sur fond de maladie, et un roman lié à panique pas Oli (c’est un nouveau concept : ni un spin of, ni une suite, ni un prequel… chelou, je sais… mais j’adore les concepts.)

Je te donne l’opportunité de nous vendre du rêve, tes rêves. Voici, ton instant pub. Donne-nous envie de lire tes romans et d’en tomber amoureuses à notre tour.

La partie la plus difficile !

Tout ce que je fais, lorsque j’écris, c’est de poser les mots sur l’amour, tel que je le vois, tel qu’il pourrait être dépeint, au fil du chemin tortueux qu’est la vie.

Venez rencontrer Oli et Isaac, Aiden et Lee… tous leurs amis. Ils sont beaux, mais pas inhumainement beaux (quoi que…), ils sont vrais (enfin, je crois), ils ne sont ni riches ni vierges. Ils sont… nous.

Je ne promets pas de toujours vous toucher, car, non, je n’ai pas une plume ordinaire, oui je peux me montrer « brute de fonderie » et vulgaire comme dans Panique pas, Oli, je peux être plus posée et poétique, plus sombre, comme dans A (b) ime-moi. J’apprends à doser, je me laisse guider par mon état d’esprit. J’aime l’amour, les mots, et j’écris des histoires que je voudrais découvrir. Si vous n’avez pas peur de donner la chance à une auteure méconnue, d’osciller entre humour et tristesse, tenter votre chance. Et pardonnez-moi si vous n’avez pas aimé. Comme on dit « on ne peut pas plaire à tout le monde ».

Karine, merci de ton temps, et d’avoir accepté de répondre à cet interview chelou.

Merci à toi ! J’ai adoré répondre à cette interview cheloue. C’est un concept… et j’adore les concepts !

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Vous pouvez retrouver Karine Anselme sur sa page FB :

https://www.facebook.com/karine.c.anselme/

et Karyn Adler (c’est l’autre, mais c’est  la même) :

https://www.facebook.com/KarynAdler/

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