L'amour de l'écriture

Martine Provost ou une graphiste aux mille illustrations

Bonjour ! Ma passion, les illustrations. Je prends énormément de plaisir à faire ce que je fais. Pour d’éventuelles couvertures de livres, prenez contact avec moi, il n’y a aucun souci, je ne mords pas.

Bonjour, Martine. Quel plaisir de constater que tu ne mords pas ! Je commence l’interview sans crainte d’un coup de dents. Ma première question, le graphisme pour toi, un métier ou une passion ?

Bonjour ! Hum… le graphisme pour moi ? Et bien, je dirais les deux. En premier, une passion grâce à laquelle tout a commencé. Un métier, parce qu’il faut dire ce qui est dès l’instant où l’on demande de payer ton travail. Donc je dirais que c’est un métier passion et que j’ai la chance de faire ce que j’aime vraiment.

98 % des auteurs ne vivent pas de leur plume. Un graphiste peut-il vivre de ses créations ?

Oui, s’il est doué et très demandé. Ce n’est pas mon cas. Déjà parce que j’ai encore beaucoup à apprendre, et donc que mes tarifs sont assez bas par rapport à certains artistes graphiques dont je suis fan. Normal, me direz-vous, je suis réaliste et je sais que mes illustrations ne sont pas non plus de leur qualité.

Note de Jc : je démens avec véhémence, il suffit de contempler les magnifiques couvertures tout au long de l’interview.

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Tu réalises les couvertures de romans pour des maisons d’édition et pour des auteurs autoédités. En ME, l’auteur est-il libre de choisir avec toi sa couverture ou l’éditeur a-t-il son mot à dire ?

Tout dépend des personnes et des maisons d’édition. Pour le moment, on m’a toujours laissé choisir avec l’auteur de ce qui était le mieux pour le manuscrit. Ce que j’aime d’ailleurs c’est lorsque l’on me laisse le libre choix. Savoir que l’on a vu juste par rapport à l’histoire que même l’auteur en est scotché comme si j’avais vu ce qu’il avait en tête. Mais pour revenir à ta question et bien une couverture de livre est un travail d’équipe, il faut communiquer, ne pas avoir peur des avis des uns et des autres pour pouvoir avancer.

As-tu parfois à faire à des auteurs si capricieux que tu t’en arracherais les cheveux ?

Oui bien sûr et c’est normal, je dois m’occuper de « leur bébé ». C’est pour cela que la communication est importante. Il faut aussi s’armer de patience et savoir expliquer pourquoi leurs idées ne conviennent pas… Les auteurs sont exigeants, mais je pense que j’arrive à bien les prendre. On va dire que j’ai eu de la chance, je n’ai travaillé qu’avec des gens charmants.

Penses-tu que les auteurs remercient leur graphiste à leur juste valeur ou parfois, te sens-tu un peu oubliée ?

Ça dépend, mais là aussi j’ai de la chance, ça se passe bien. J’ai de belles dédicaces lorsque l’on m’envoie mes exemplaires. Souvent, ça me touche énormément. Je ne cours pas après la reconnaissance, mais je vous avoue que mes proches sont plus acharnés que moi et sont souvent à la recherche de mon nom quelque part.

Combien de temps mets-tu pour réaliser une couverture ?

Là aussi, tout dépend de ce qui est demandé. Si l’on me demande une couverture assez simple, ça va aller très vite, je peux la faire en une soirée. S’il y a plusieurs images, des effets des découpages il me faut plusieurs heures, plusieurs jours. Tout est aléatoire. C’est comme pour le choix des images, c’est une partie longue et éprouvante. Leur choix est important, il faut souvent demander des explications supplémentaires. Quelques fois, on m’envoie carrément les images et je dois m’adapter. Donc en conclusion je ne me chronomètre pas, je préfère ne pas avoir de barrières de temps pour m’épanouir.

Tu as un site internet. Quels autres services que les couvertures de romans proposes-tu aux auteurs ?

Je me fais plaisir et je fais régulièrement des montages pour moi. Pour les auteurs et bien, ça peut aller du marque-page à de la pub pour la sortie de leur livre. Il y a aussi des demandes comme des Rolls up, des bannières pour leur page Facebook ou même leur site. J’ai même fait des badges, des cartes postales pour donner lors de leurs dédicaces… C’est assez multiple en fait. J’ai même élaboré certains logos.

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Les photos retravaillées sont souvent achetées sur des sites ou tout éditeur, tout auteur peut les prendre. Vérifies-tu à chaque fois que la photo choisie par l’auteur n’est pas parue pour un autre roman ou trouves-tu que c’est le rôle de l’auteur, pas le tien ?

C’est vrai que j’essaie un maximum de le faire, mais il y en a tellement que ce n’est pas si simple que ça. Malheureusement, ça arrive. Et l’auteur, tout comme moi, nous sommes déçus. On rebondit et l’on cherche autre chose. Après comme c’est un travail d’équipe je pense aussi que l’éditeur et l’auteur peuvent également faire des recherches à deux ou à trois c’est mieux qu’une seule personne.

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Dans le monde des auteurs, il existe une certaine compétition. Ressens-tu la même du côté des graphistes ?

Je pense que oui pour certains. En général, je n’ai pas encore trop eu ce ressenti par rapport aux graphistes avec lesquels je parle. Après comme ce n’est pas mon genre, j’essaie de m’éloigner des ragots, par pudeur, mais aussi pour me protéger.

Éprouves-tu une certaine fierté lorsqu’un roman est publié et que tu es la graphiste de la couverture ?

ÉVIDEMMENT ! Si je n’étais pas fière pourquoi continuerais-je à le faire ? Pour l’argent euh et bien comme ça ne me fait pas vivre ce serait couillon. Donc oui je suis fière de voir le roman publié sous une de mes couvertures, je suis fière pour l’auteur qui voit son manuscrit prendre son envol un peu grâce à moi.

Pour terminer l’interview, voici ton instant pub. Que peux-tu dire aux auteurs pour les décider à commander leurs couvertures chez Martine Provost Créations ?

Que je ne suis pas une faiseuse de miracles, mais que je « vois » les couvertures avec mon cœur par rapport à un résumé qu’on me donne. J’ai une certaine sensibilité qui me permet de m’imaginer assez rapidement ce qu’il faudrait (malheureusement quelquefois je ne trouve pas les images qui correspondent à ce que j’ai en tête). Je suis patience, comme je l’ai dit je ne mords pas. Je suis à l’écoute et la communication est ma priorité. Je suis aussi consciente que je ne sais pas tout faire et que j’ai encore certaines difficultés. Et si je n’y arrive pas, je préfère arrêter tout de suite plutôt que m’entêter. Oui, ça arrive et quand ça ne fonctionne pas ça ne fonctionne pas.

Pour retrouver Martine sur sa page FB, c’est ici

Pour retrouver Martine sur son site, c’est ici

 

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