Interviews chroniqueurs

Caro Lyne ou une biker tout en douceur

Enfourchez votre moto et partez à la découverte de Caro Lyne dont le premier roman Au-delà de l’Asphalte est paru chez Something Else Éditions le 14 juin 2018.

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Caro Lyne, bonjour.

Malgré toutes mes investigations sur le net, je n’ai pas trouvé une biographie te concernant. Qui se cache sous le pseudo de Caro Lyne ?

Coucou JC ! J’ai fait une formation d’agent secret du coup ma mission numéro 1 est d’être introuvable.

Plus sérieusement, le site de Something Else Éditions étant en reconstruction cet été, ma biographie n’est plus visible pour l’instant, mais revient à la rentrée. Il n’y a rien de plus simple pour mon pseudo puisque je me prénomme Carolyne, quoi que ma maman est persuadée que c’est Caroline depuis ma naissance. Je la laisse le croire. C’est donc tout naturellement que j’ai gardé mon prénom en y apportant un léger changement.

Je suis une femme des plus banales. Je suis maman au foyer, car ma fille est autiste. Pour pouvoir me changer les idées, j’ai décidé d’ouvrir une page de chroniques littéraires et je me suis remis à l’écriture. Je vis au milieu des montagnes auvergnates entourée d’une multitude d’animaux. J’avoue que je suis du genre sauvage et j’ai très peur de sortir au milieu de la foule.

Si je ne me trompe pas, tes romans touchent principalement l’univers des Bikers/motards. Un univers vu et revu dans la romance. Que penses-tu apporter de plus dans tes écrits pour captiver tes lecteurs ?

C’est vrai qu’en ce moment il y a pas mal de romans qui traitent de cet univers, pour mon grand plaisir. Je suis fan des motards depuis ma plus tendre enfance. Mon papa était président d’un club de motards. Après son décès, j’ai vu un psychologue qui m’a conseillé d’écrire toutes mes pensées, envies, fantasmes et cauchemars. Du coup, même si mes histoires sont romancées, il y a une grande part de réalité. Je ne pars pas en terrain inconnu comme certains romans que j’ai pu lire. Avec ce premier roman, je voulais rendre hommage à mon papa et tourner la page de mon premier amour. Je ne l’ai pas écrit au début pour qu’il soit édité, mais les extraits que je postais sur Facebook ont attiré l’œil de plusieurs personnes. Mes prochains romans seront différents de Au-delà de l’Asphalte.

Tu écris de la romance, tu lis de la romance. Ai-je tort de penser que tu es une grande romantique ?

Eh bien oui et non… Je suis en couple depuis quatorze ans avec un homme qui est tout sauf romantique, du coup au quotidien, je n’y suis pas. Je ne connais pas les « je t’aime » ou les compliments alors c’est vrai que j’aime lire des histoires où les hommes sont romantiques dans le fond. Même si les hommes de mes romans sont en général des bad boys, ils ont un cœur en guimauve. J’ai tout de même une grosse préférence pour la dark romance que pour la romance vanille.

Je t’ai prévenu que j’étais une horrible fouineuse. Sur un groupe, une troupe de demoiselles se sont gaussées du titre de ton roman : Au-delà de l’Asphalte (entre nous, peut-être que la rediffusion de Secret Story avait été annulée et qu’elles s’ennuyaient), car je trouve ton titre vraiment génial. Leurs commentaires t’ont peinée. Ne penses-tu pas que face à ce genre de mesquineries, le silence est d’or ?

J’adore les petites fouineuses. Il y a quelques années, j’avais du mal à gérer ma colère, mais des évènements survenus les cinq dernières années m’ont complètement changé. Je vis comme si chaque jour était le dernier, mais là on ne s’en est pas pris seulement à mon titre pour moi. Au-delà de l’Asphalte signifie bien plus pour moi puisque c’était ce que mon papa me soufflait à l’oreille quand il me disait qu’il m’aimait. S’en prendre à ce titre, c’est détruire une part de mes souvenirs. J’accepte toutes critiques, on ne peut pas plaire à tout le monde et bien heureusement, sinon il n’y aurait pas de dialogues. J’ai donc fait la remarque à ces filles que leurs propos étaient désobligeants mais elles sont restées braquées. J’ai décidé de ne pas me prendre la tête et j’ai laissé couler.

Tu as signé chez Something Else éditions. Une belle opportunité puisque la maison publie essentiellement de la romance. Peux-tu dire que tu t’y sens comme un poisson dans l’eau ?

Oh oui, à 100 %. Lorsque j’ai reçu la réponse positive de Mandy, l’éditrice de Something Else Éditions, je lui ai clairement dit que SEE était la seule maison d’édition qui m’intéressait. C’était soit je signais dans cette maison d’édition, soit je me mettais en auto-édition. Il y a des maisons d’édition ou les auteurs ne sont que des noms parmi tant d’autres, mais pas là. Nous parlons tous entre nous. Nous créons de réelles affinités, on s’entraide et on se soutient tous. Parfois il y a de petites accroches, mais n’est-ce pas la définition d’une famille ? Je ne remercierai jamais assez Mandy de m’avoir donné ma chance et j’espère faire partie de l’aventure SEE le plus longtemps possible.

Je ne te connais pas, mais tu me sembles sensible et douce, tu peux démentir, mais si c’est le cas, ne penses-tu pas qu’afin de tenir le coup, il faut s’endurcir dans ce monde littéraire parfois impitoyable ?

Je parais sensible et je le suis c’est vrai. Depuis la naissance de ma fille, j’ai beaucoup changé. Avant j’étais dure et insensible. Le genre de personne que l’on déteste facilement. J’avais une carapace. J’ai failli mourir pendant ma grossesse avec ma fille, ensuite on a appris son handicap. J’ai re- failli y passer avec des calculs biliaires, ma maman a survécu à une crise cardiaque et ma sœur, autiste également, est tombée dans le coma suite à un infarctus mésentérique. Tout ça sur trois ans. Alors, même si je suis maintenant quelqu’un de doux et sensible, je suis comme toutes les femmes de la famille, une amazone.

J’ai un très fort caractère et je me bats au quotidien pour que ma fille ait les meilleures prises en charge.

Je ne me mêle pas des histoires qu’il peut y avoir si cela ne me concerne pas, j’ai bien assez à faire avec les miennes, mdr. Je n’oublie pas que j’écris pour le plaisir avant tout, on a qu’une vie, inutile de la gâcher avec des futilités.

Suite à une critique mitigée sur Au-delà de l’Asphalte, je lis ce petit mot sur ta page auteur : On ne peut pas plaire à tous malheureusement, mais c’est grâce à cela que je travaille dur sur le prochain.

J’admire ta réponse, car oui, tu as raison, ce genre de chroniques nous poussent à tenter de donner le meilleur de soi. Ce qui m’amène à ma question, quels sont tes projets ?

J’écris actuellement un roman dans le monde des bikers qui mêle prostitution, guerre des gangs, amour et burlesque. Il y a même un personnage secondaire autiste, ce qui me tenait à cœur.

J’ai également commencé une histoire où des humains sont kidnappés afin de se battre dans une arène sous les yeux d’internautes avides de sangs et de paris.

J’aimerai beaucoup écrire une histoire pour sensibiliser les enfants à l’autisme.

Il n’est pas impossible qu’un roman à quatre mains se fasse avec mon amie M.J Swan.

J’ai de nombreux autres projets, mais tout dépendra des lecteurs. On m’a demandé un spin off de Au-delà de l’Asphalte alors je vais y réfléchir, car ce n’était pas prévu au départ.

Tu es toi-même chroniqueuse pour La Confrérie de Mélyne, une sucrée, toute gentille dans ses chroniques. Ou une salée ? Je n’aime pas, je le clame haut et fort.

Je suis du genre à dire ce que je pense. Je ne suis pas quelqu’un de méchant, mais si je n’ai pas aimé, je vais dire ce qui m’a gêné. Par contre si je n’ai pas du tout accroché, je contacte directement l’auteur pour lui dire que je ne ferai pas de chronique. Je l’ai fait avec des amies auteures. Je prends moins de service presse de Something Else Éditions pour avoir un avis impartial. J’avoue qu’entre ma vie perso et l’écriture, j’ai beaucoup moins de temps pour gérer la page, tout comme ma co-admin MJ Swan alors je ne sais pas si on va la garder très longtemps. De plus on n’a pas beaucoup de partenariat, car on a peu de visibilité et on ne recherche pas la quantité, mais la qualité.

Comme tout auteur, voici venu l’instant pub. Tu nous parles avec passion de tes personnages, de ton roman ; tant que la lectrice n’aura plus qu’un seul souhait, celui de l’acheter.

Je ne suis pas très douée pour vendre mon roman. Ce que je peux dire c’est que je l’ai écrit avec mes tripes. J’ai eu envie de claquer ma Kate tellement elle est à mauvais caractère. Mais je l’aime, car elle a une telle force de caractère. Hugo, que dire de Hugo ? Il est le mec parfait, un petit côté rebelle, mais pas trop et quand il aime, il ne le fait pas à moitié. Au-delà de l’asphalte a mis mon cœur à nu et j’espère qu’il vous touchera autant que moi. Il se lit rapidement.

Je pense que les lecteurs qui me suivent aimeront beaucoup ma nouvelle histoire. Je prends énormément de plaisir à l’écrire et j’espère que Darden et Eryn sauront les ravir.

Caro Lyne, merci de ton temps et surtout, merci de ta spontanéité pour cette interview. J’avais prévenu que les questions pouvaient se révéler grinçantes et tu as accepté le défi avec bonne humeur.

Merci à toi JC pour cette interview. J’ai l’impression d’en connaître plus sur moi après m’être livré à cœur ouvert.

Pour acheter Au-delà de l’asphalte :

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Pour retrouver Caro Lyne sur sa page Fb auteur :

https://www.facebook.com/Carolyneauteure/

Pour retrouver Caroline sur son blog La confrérie de Mélyne :

https://www.facebook.com/LaConfrerieDeMelyne/

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