A la découverte de la Voie de Calliopé, Les auteurs de la Voie de Calliopé

Olivier Decèse ou le boulevard des passions

L’image contient peut-être : une personne ou plus et plein air

Copyright – Olivier Decèse – 2017

Je suis né à Paris, en 1966, au cours du printemps. Ce qui m’a valu d’endosser la dure responsabilité du double signe des Gémeaux et du Cheval de Feu. J’ai grandi du côté de Fontainebleau, où je me suis construit entre la nature et les amis. J’y ai suivi une scolarité quelque peu mouvementée, avant de venir m’installer à Paris (Paris 1, Panthéon-Sorbonne) pour suivre mes études de géographie.

Et puis un matin, je me suis réveillé et j’ai écrit ce qui me passait par la tête. J’ai noirci cent cinquante pages et compris que cela n’allait pas s’arrêter. Ce sont mes études, entamées quatre ans plus tôt, que j’ai stoppées en maîtrise, et je suis parti effectuer mon service militaire. À mon retour j’ai commencé à travailler pour gagner ma vie.

J’ai travaillé 22 ans en tant qu’animateur auprès des jeunes, ce qui a contribué à m’enrichir dans le domaine de la communication, me nourrissant d’histoires aussi bien racontées qu’entendues…

J’ai arrêté en 2007, et depuis j’écris.

J’aime le cinéma, la musique et les voyages. Passionné d’histoire, celle de l’homme et des civilisation, mais aussi toutes les histoires, contes, légendes et mythologies du monde, dont s’inspirent largement mes propres écrits, je voue un grand intérêt à l’archéologie, la philosophie et la psychologie, mais également à l’écologie, aux sciences et aux découvertes récentes (quantiques, nanotechnologie, etc.).

Ma motivation demeure l’étude de l’évolution humaine et tout ce qui peut faire avancer ou éveiller la conscience.

Olivier bonjour et bienvenue sur le blog.

Ton roman le 15.9 : le quinze-neuf est une biographie. Lorsque je pense à la platitude de ma vie, la tienne doit se révéler vraiment intéressante pour relever le défi d’écrire une partie de ton histoire ?

En fait, cela n’a rien d’extraordinaire. Comme je le raconte dans mon roman, il y a beaucoup de choses que j’ai fait durant cette période parce que je n’avais pas le choix. Je ne le regrette pas, mais de moi-même je n’en aurais pas fait autant. Je fais partie de cette génération qui devait effectuer son service national et, quoi qu’on en pense, l’armée apportait forcément quelque chose dans la vie d’un individu. C’était un an de dure labeur, mais qui vous transformait un homme, en pire comme en meilleur, selon où l’on était affecté et la façon dont on le vivait, si on acceptait ou non la situation.

Tes autres romans s’inscrivent dans le genre Fantasy. Quel est celui qui te tient le plus à cœur et dont tu aimerais nous parler ?

En réalité je n’ai écrit qu’un roman de pure fantasy, les autres sont plus de la science-fiction, voire uniquement de la fiction. Quant à celui qui me tient le plus à cœur, c’est difficile à dire. Je crois que c’est toujours celui qu’on est en train d’écrire qui a le plus d’importance, même si tous m’ont apporté quelque chose de différent. J’ai aimé les écrire, tous. Avec la suite et ses nombreux tomes, je suis plongé dedans, immergé totalement, pendant de longues années, mais le premier à son petit côté innovant et innocent ; le second est celui où j’y ai mis le plus de tripes ; le troisième, la confirmation ; etc. J’ai toutefois un amour particulier pour mon conte initiatique, car il raconte une partie de moi très intime, même s’il est très romancé ; et j’adore mes petits écrits de prose et de poésie compilés dans ma série de  fascicules que peu de gens ont encore lus.

Le Songe du Berger: (version integrale) par [Decèse, Olivier]

« La première motivation de tout être humain devrait être de faire le bien autour de soi et non la recherche d’enrichissement matériel, de profit personnel, surtout aux dépens d’autrui. »

Extrait de l’Oublié des Dieux » volume 7.

Au travers de ce passage, cherches-tu à transmettre un message à notre société ? 

Oui, j’écris toujours dans l’optique de transmettre quelque chose, et surtout de faire réfléchir. Je n’ai pas beaucoup de réponses à donner, surtout des questions, même si parfois je les exprime sur un ton affirmatif.

L'Oublié des Dieux - La Malédiction par [Decèse, Olivier]

As-tu choisi l’autoédition afin de garder une certaine liberté d’expression ou es-tu à la recherche d’un éditeur ?

C’est une question un peu difficile à répondre, car je ne suis pas sûr de ce que je souhaite le plus. Ce qui est sûr c’est que pour le moment l’auto-édition me convient très bien. Après, trouver un éditeur, pourquoi pas, mais pas n’importe lequel ni à n’importe quelles conditions. Il faut que je puisse rester le plus libre possible.

Magie Noire : les Sens de la Vie: (version allégée) par [Decèse, Olivier]

Quels sont les avantages de ta collaboration avec La Voie de Calliopé ?

Nombreux, bien que tous n’aient pas encore porté leurs fruits, je pense, ou ne sont pas évidents. Déjà cette collaboration m’a permis de rencontrer du monde, d’autres artistes ou professionnels dans le domaine, de partager avec eux des idées, d’enrichir mes connaissances, de trouver des chroniqueurs pour faire connaître davantage mes écrits, et surtout de faire partie d’une équipe. Je pense que le travail d’équipe est primordial dans notre société : échanger ; s’entraider ; promouvoir des valeurs communes ; s’oublier un peu au profit de l’ensemble, etc.

Dans ta biographie, tu énumères tes nombreuses passions. L’écriture, l’archéologie, la philosophie, la psychologie, l’écologie, aux sciences et aux découvertes récentes (quantiques, nanotechnologie, etc.) mais également le cinéma, la musique et les voyages.

Impressionnant ! Néanmoins, ma philosophie est de croire que « trop de passions amenuisent la passion ». Qu’en penses-tu ?

Oui, je suis d’accord, sauf que je ne les vis pas vraiment comme des passions, mais plutôt comme des intérêts. La seule véritable passion à la rigueur serait l’écriture, mais uniquement parce que je la pratique quotidiennement. Je ne suis pas un être passionnel. Par contre tout, ou presque, m’intéresse.

Dans cette interview, le moment privilégié de l’auteur est de promouvoir ses romans via l’instant pub. Quel message veux-tu passer à tes lecteurs afin de leur donner l’envie de découvrir ton univers ?

Ça c’est justement mon problème, je ne sais pas. Je ne sais pas me vendre. Je ne sais donc pas quoi répondre.

Olivier, merci pour tes réponses. Je souhaite que le monde te suive dans le boulevard de tes passions.

Pour acheter les romans d’Olivier :

https://amzn.to/2R0Bv4S

Pour retrouver Olivier sur sa page FB :

https://www.facebook.com/Olivier-Dec%C3%A8se-%C3%A9crivain-395999263867766/

Sur son blog :

http://olivierdecese.com/

L’article du 2 juin paru sur le blog de La Voie de Calliopé

Bonjour,

Aujourd’hui nous entamons une nouvelle rubrique et laissons les auteurs de La voie s’exprimer sur le travail qui aboutit â ce qu’ils vous proposent ensuite de lire. C’est tout naturellement au plus éclectique de tous que j’ai confié la premiere série, Olivier Decèse !

« J’ai la délicate tâche d’ouvrir une nouvelle rubrique pour La voie de Calliopé : parler de la façon dont un auteur travaille. Ce que je vais tenter de faire avec sérieux de mon mieux. Tâche délicate car il n’existe pas une façon de procéder, mais de multiples et que, personnellement, j’en ai testé plusieurs. Je pense que beaucoup d’auteurs se reconnaîtront à travers ces lignes, tout en ayant quantité de petites manies différentes. J’espère que cette description parviendra à montrer l’unité dans la diversité.
Ayant déjà écrit une vingtaine de romans, et que pour chacun je m’y suis pris plus ou moins différemment, le travail risque d’être long et ardu. C’est pourquoi il me faut d’emblée établir un plan de travail, afin de ne pas m’éparpiller : commencer par les généralités, pour ensuite voir les particularités.
Tout d’abord je vais expliquer la façon dont je m’y prends pour écrire la plupart de mes textes. J’écris toujours en premier à la plume. Je fais souvent un ou deux brouillons (avec une consommation effroyable de stylos et de feuilles de papier!), puis je remets le tout au propre sur de belles pages quadrillées (brouillons souvent écris à l’encre bleue, et le propre à l’encre noire, tandis que les notes sont parfois en rouge ou en vert). J’attends le plus souvent quelques jours avant de mettre au propre mes brouillons. Avec le recul cela permet d’avoir un œil neuf sur la production. Enfin je retravaille une nouvelle fois le texte quand je le rentre dans l’ordinateur (en général je ne modifie pas grand-chose, juste quelques retouches, des rajouts et des corrections). Il ne me reste plus alors qu’à faire des relectures pour me corriger (le plus souvent quand tout est fini, mais pas toujours, surtout les longs textes ou la prose).

Venons-en maintenant à mes journées d’écriture.
Tout d’abord je m’impose des règles et un emploi du temps bien défini (que j’essaie de maintenir le plus possible) qui peuvent être vus comme des rituels (moi qui ai horreur des habitudes, me voilà bien servi, mais j’essaie de m’y tenir, car il n’y a rien de plus facile que de se laisser aller et de repousser les choses à plus tard).
J’ai fait en sorte d’avoir très peu de contraintes dans la vie pour faire ce qu’il me plait (avantage de vivre seul). C’est pourquoi il est important d’avoir des règles. Je me force à écrire tous les jours, un minimum. Peu importe sur quoi, du moment que je gratte un peu de papier, avec de préférence un suivi sur ce que je suis en train de produire. Mais comme vous le savez, il y a des jours avec et des jours sans. Le plus dur c’est de s’y mettre. Une fois qu’on a démarré, en général la suite vient tout seul. (je n’ai encore jamais connu la page blanche, non, c’est le temps qui me manque pour écrire tout ce que j’ai dans la tête!)

À présent voyons un exemple de journée type, quand rien d’imprévu ne vient tout perturber (ce qui arrive peu).
Je me lève le matin (entre 8 et 9 heures) ; je déjeune ; puis je me mets sur l’ordi pour jouer un peu (environ trois quart d’heure – une heure). Ensuite pause café et première clope de la journée, suivi du démarrage. Je me repositionne devant mon clavier pour entrer les textes manuscrits dans la machine (cela me prend entre une heure et une heure et demi). Après une nouvelle pause clope-café, je me remets devant l’ordi pour m’occuper de mes réseaux sociaux (relevé de mes mails, Fb et Twitter, blog…). La partie que j’aime le moins, il faut avouer (là je me force beaucoup ; même temps que pour rentrer les textes)

* Petit aparté : je ne suis pas un gros fumeur (actuellement une dizaine par jour) mais un grand buveur de café. Je fais peu d’excès. Je ne mange plus beaucoup, essentiellement des salades (été comme hiver), avec quelques fruits et des gâteaux (gourmandise oblige) et de temps à autre de la soupe (en hiver), des pâtes, une pizza ou une jardinière de légumes..

Après un brin de toilette (plus ou moins long, les jours où je dois me raser, car je n’aime pas ça ; je sors pour me rendre au café écrire mes nouveaux textes (là encore j’ai mes habitudes, mais je peux changer en fonction de ce que j’ai à faire à côté). Je reste écrire (et papoter) entre une et quatre heures tous les jours.

Puis je rentre à la maison, voir des amis, faire des courses, le ménage, jardiner ou bricoler, etc. (inconvénient de vivre seul, on doit tout faire sois-même). Le soir je regarde un film en mangeant (si je n’ai pas de sortie prévue ; en règle générale je regarde peu la télé, je déteste toute la pub qu’ils nous balancent, je préfère me mater un dvd, ou un film que j’enregistre de temps à autre ou encore un documentaire historique sur Arte ou genre « des racines et des ailes »). Pour finir je me mets au lit (seul) pour lire une petite heure (parfois plus) avant d’éteindre (aux environs d’une heure).
Il m’arrive de reprendre le stylo pour noircir du papier, parce qu’à tout moment il peut me venir une idée qu’il ne faut absolument pas remettre à plus tard, au risque de la perdre (de ce fait j’ai quasiment tout le temps de quoi écrire sur moi ou à portée de main). Cela m’arrive souvent quand je bricole ou jardine, quand je fume une cigarette dans le jardin sans rien faire d’autre (cad sans musique) ou en me rasant. En fait, dès que l’esprit est au repos, les pensées en profite pour s’agiter et vagabonder vers toutes sortes de contrées non définies.

Pour conclure cette première partie, j’ai calculé pour m’amuser, en travaillant 7 jours sur 7, sans les extras, que je faisais facilement mes 35 heures par semaine. Et souvent bien plus, car il m’arrive aussi parfois d’écrire plus de dix heures dans la même journée, comme lorsque je pars seul quelque part. (quand on aime on ne compte pas de toute façon!)
Il doit m’arriver de ne pas écrire une vingtaine de jours par an, pour des fêtes, des journées de voyage, aider un ami après une décrue…

La prochaine fois je vous parlerai de la façon dont me viennent les idées, mes inspirations, mes recherches, mes outils de travail et des cas par cas (comment j’ai écrit chaque livre). J’aurai un long paragraphe à composer sur les raisons pour lesquelles j’écris au café. D’ici là, bonne lecture à tous. »

Ocèse

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2 réflexions au sujet de “Olivier Decèse ou le boulevard des passions”

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