Angie Le Gac ou le refuge du cœur

Quel honneur de vous présenter pour la première interview des auteurs de la voie de Calliopé, la talentueuse Angie Le Gac.

Difficile de décrire en quelques mots sa passion pour l’écriture, mais nous allons nous y employer au mieux.

Angie publie des nouvelles en compagnie d’autres auteurs, des recueils au profit de l’association Le Refuge. Un groupe né de la volonté de lecteurs, passionnés de MM (romans Males/Males) et de littérature LGBT+ (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres). Ces collectifs recueillent de véritables histoires d’amour.

Des Livres et des Hommes: Premières fois par [Le Gac, Angie, Monod, Sébastien, Gavriel, HV, Tutin, Manhon, Chateaux-Martin, Aurélie, Estyer, F.V., Prin, VD, Gollet, Monika, Vigouroux, Nathaniel]

Je vous invite à découvrir ses autres romans disponibles à la vente :

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En collaboration avec La Voie de Calliopé, Emma Freya vous présente Une coccinelle dans le cœur, le dernier roman d’Angie.

Résumé :

Elena est jeune. Elena est belle. Elena est malade. Parfois, elle a envie de mourir… Mais la plupart du temps elle veut vivre haut et fort, de plus en plus vite, comme sur un immense manège de fête foraine. Entre ses séjours en clinique et sa vie professionnelle, elle essaie de se construire jour après jour et de trouver sa propre voie vers le bonheur. Aidée de Simon, son homme-talisman, elle tutoie les anges. Mais la vie en a décidé autrement. Il lui faudra énormément de courage pour surmonter les épreuves qui émaillent son parcours et retrouver peut-être le chemin de la félicité.

Entre romance et drame, découvrez l’histoire d’Elena.

Emma, peux-tu nous expliquer ton coup de cœur pour ce roman ? Quelles sont tes attentes sur son parcours dans le milieu littéraire ?

Angie est une auteure talentueuse. Je crois que ses mots m’emeuvent. Ce roman, dont elle parle avec des accents passionnés dans la voix, est écrit avec un bout de coeur. Tous les auteurs ne s’investissent pas de cette façon-là. Angie est, selon moi, un auteure à suivre. L’une de celles avec laquelle j’ai, de plis, grand bonheur à travailler, tant son impatience et son humour sont bienveillants et communicatifs.

À présent, donnons la parole à notre auteur. Passons à l’interview d’Angie qui s’est prêtée au jeu des questions/réponses.

Angie, bonjour. Je compte sur toi pour nous peaufiner ta présentation.

Ça et la quatrième de couverture c’est un supplice lol J’ai 46 ans, je suis née à Marseille, ville que j’adore mais que j’ai quitté il y a 15 ans pour vivre en campagne. Je ne travaille pas mais suis occupée en permanence, et ne connais pas l’ennui. J’adore lire depuis toute petite et écrire a toujours été mon rêve. Après, je ne fais pas cela à temps plein car j’ai une petite capacité d’écriture, 1000 mots par jour c’est un gros maximum. La suite a besoin de faire son chemin dans mon esprit et de murir avant que je puisse la coucher sur papier. Depuis 2013, j’ai toujours un roman en cours, parfois au long cours comme Une Coccinelle dans le cœur qui a mis 4 ans à voir le jour, mais je ne reste jamais sans histoire dans ma tête.

Dans tes écrits, tu soutiens la lutte contre l’homophobie. Quelles motivations te poussent à t’investir dans ce mouvement ?

Je ne suis pas militante mais j’ai passé mon adolescence dans le milieu de la coiffure, entourée d’amis gays et pour moi l’homosexualité est quelque chose d’absolument naturel.  J’aide à ma petite mesure à lutter en faveur de l’égalité et du respect avec des textes et des recueils au profit du Refuge. J’espère qu’un jour les LGBTQ n’auront plus à se battre et que ce genre d’association et les actions comme la journée de lutte contre l’homophobie n’auront plus aucune utilité.

Serais-tu prête à écrire un roman en tenant compte de ce qui se fait, de ce qui se vend, de ce qui marche ou tiens-tu à continuer à écrire ce qui te plaît, quitte à perdre ou à ne pas gagner du lectorat ?

Je n’ai pas de genre de prédilection. Je ne pourrai pas écrire de SF ou de fantaisy car je n’en lis pas et n’ai aucune culture du genre. Par contre adorant les policiers et les roman à suspense psychologique il n’est pas exclu qu’un jour j’ose me tourner vers ce rayon qui a le vent en poupe, mais uniquement car j’aime ça et que ça me titille, pas pour faire du chiffre. Après j’ai écrit un roman de chicklit et j’y ai pris énormément de plaisir… En fait je vais vraiment là où me portent mes inclinations. Bien sûr, comme tout auteur, j’aimerais que mes livres se vendent bien, ça légitimerait un peu tout ce temps passé à écrire, mais déjà le retour des lecteurs qui aiment ce que je fais est une énorme récompense.

Quelles sont les lectures préférées, celles que tu aimerais partager avec nous ?

Je lis beaucoup de romans contemporains et j’adore les policiers. Cela va d’Agatha Christie, à Camilla Lackberg, en passant par Bernard Minier et plein d’autres. Je suis fan de Stephen King, même si je suis loin d’avoir lu tous ses romans. J’adore les suspenses psychologiques et ne suis pas fan d’hémoglobine. Je lis aussi encore un peu de LGBT/MM mais j’ai commencé tellement jeune avec des auteurs… vieux, lol, que mon engouement pour le genre a un peu faibli. De toute façon, j’achète beaucoup plus de livres que je n’en lis (accro-compulsive etc.) et ma PAL ne cesse de grandir. J’aimerais que le temps s’arrête pour pouvoir lire TOUT ce qui me fait envie. L’autre solution serait que je passe moins de temps sur les réseaux sociaux.

L’autoédition, est-ce un choix ou une « fatalité » ?

Non choix et choix à la fois. Comme beaucoup d’auteurs de mon âge je rêve encore aux grandes maisons d’éditions et de voir des piles de mon livre dans une librairie. Mais, cela ne s’est pas présenté. Les deux fois où j’ai été éditée en maison d’édition, j’ai apprécié certains aspects, mais au final ma liberté me manquait. De plus j’aurais du mal à assurer une promotion imposée par un éditeur car je ne suis pas « mobile », accrochée à mon village pour tout un tas de raisons dont des phobies invalidantes.

Que penses-tu de la collaboration avec La Voie de Calliopé ?

C’est un peu frais pour que j’aie le recul suffisant pour avoir vraiment une opinion. Pour le moment, je dirais que c’est une super équipe qui donne de son temps sans compter et c’est si rare de tomber sur des gens tellement animés par leur passion au point de donner sans rien attendre en retour. Du coup c’est positif et j’espère continuer cette aventure.

D’où tires-tu cette inspiration pour tes histoires ?

Souvent c’est un fait divers qui me marque ou m’interpelle et je pars de ces trois ou quatre lignes pour créer des personnages et leur faire vivre une histoire dont le climax est ce fait divers. Ou à l’inverse comme pour La Panne et autres désagréments, je pars d’un évènement anodin mais qui a des conséquences inattendues sur la vie des personnages que je fais naitre.

Un fait divers bouleversant est à l’origine de l’écriture d’Une coccinelle dans le cœur. Peux-tu nous en dire un peu plus ?

Oui bien sûr. Il s’agit d’un petit article passé presque totalement inaperçu à l’époque (2013). Il relatait la mésaventure d’une italienne souffrant de trouble bipolaire qui avait eu le malheur de faire une crise maniaque en Angleterre où elle se trouvait pour des raisons professionnelles et que l’on avait internée. Enceinte, on l’avait obligée à accoucher par césarienne et les services sociaux lui avaient retiré son bébé dans le but de le placer à l’adoption. J’ai été bouleversée et révoltée par cette histoire dramatique. A l’époque j’ai essayé de savoir ce qu’était devenu le bébé, si la maman avait réussi à le récupérer, mais la presse française s’était totalement désintéressée de l’affaire. Deux ans après j’ai attaqué la rédaction de mon roman, sans savoir ce qu’était devenu ce petit bébé. Puis j’ai eu l’idée de chercher sur google en anglais et là j’ai pu lire énormément d’articles car l’affaire avait été très couverte par la presse. J’ai été en contact également avec un des avocats du cabinet qui a défendu la mère et qui m’a consenti une interview et raconté la « fin » de l’histoire. Je me suis intéressée aussi de façon plus large à ces bébés retirés à leur famille de façon souvent très arbitraire et injustifiée.

Voici ton moment marketing, peux-tu nous donner le déclic pour ressentir cette envie de lire ton dernier roman ? Saisir ta chance de nous le vendre et que nous nous rendions compte que nous ne serons pas déçus de notre achat.

Outre la belle histoire d’amour, le trouble bipolaire d’Elena qui sent le vécu, il y a cette histoire édifiante, ce drame bouleversant qui semble presque un fait de science-fiction, mais qui se déroule si près de chez nous et à notre époque. Je pense que le livre est un tremplin pour au-delà du roman s’intéresser à ces heures sombres de l’histoire sociale anglaise.

Il paraît en plus que l’auteur à une jolie petite plume (lol).

Angie, merci pour ton temps et tes réponses sincères. Je ne peux espérer que la Coccinelle se pose sur le cœur du lecteur.

Pour acheter les romans d’Angie, c’est ici

Pour retrouver Angie sur FB

Pour retrouver Angie sur son Blog

Emma, un dernier mot pour encourager notre auteur du jour ?

Je crois vraiment en Angie parce que sa plume ne peut en rester là…
Elle gagne à être lue. Et le sera, assurément 😉
Merci à Angie Le Gac et Emma Freya pour leurs réponses.

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