Je suis un monstre de Keren Nott – Avis lecture

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Je suis un monstre. C’est le nom qu’on me donne, l’étiquette qu’on me colle. Le mot qu’on me jette à la figure chaque fois qu’on me voit. Et on me voit beaucoup, on me voit partout. Télé, radio, journaux, on ne parle plus que de moi.
On ne pense qu’à moi. Un monstre… étymologiquement, celui qu’on montre. Mon visage hante vos consciences. Peut-être bientôt sera-t-il présent dans le dictionnaire, parfaite illustration du mot cruauté. Ou du mot souffrance. Car les monstres naissent dans la douleur et de la douleur, c’est bien connu. Les psychanalystes diront que c’est la faute de Maman ou encore des jeux vidéo. Ils se trompent. Tout est de votre faute. Pourrez-vous l’assumer ?

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Mon avis :

Il était une fois deux petits garçons…

Le conte de fées s’arrête là.

Edselias, le prénom et le visage du diable.

Aiden, le prénom et le visage d’un ange.

Naissons-nous avec le mal et le bien ancrés en nous? Nos parents nous dirigent-ils de manière consciente ou inconsciente vers l’une ou l’autre voie ?

Edselias. Si sa mère ne se noyait pas dans l’alcoolisme, serait-il devenu ce petit ange que toute femme rêve de mettre au monde ?

Aiden. Si son père ne se complaisait pas dans le puritanisme, serait-il devenu cet enfant qui porte les sacs des grands-mères dans la rue ?

L’auteur égratigne une société austère, égoïste et sombre au travers de ses deux anti-héros, sadiques et mauvais.

Lecteurs sensibles, accrochez-vous. Ce roman vous ouvre les portes de la peur, voire de la terreur. Si vous entrez dans l’antre des bêtes fauves, ne les fuyez pas. Affrontez leurs démons et leurs actes dénués de sens et d’humanité. Ne tentez pas de les comprendre, ne les jugez pas. Vous en sentez-vous capables ?

Un roman noir, violent, qui anéantit tout message d’espoir. En ressortirez-vous indemne?

Je retourne à la douce chaleur de mon foyer. Si tout comme moi, vous aimez la quitter le temps d’une lecture poignante, n’hésitez pas, accueillez Aiden et Edselias chez vous.

Un conseil, ne fermez pas les portes à clés. Fuir deviendra votre seul moyen de survivre.

Jc

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Keren Nott

Toute rencontre agréable se doit de commencer par une présentation en bonne et due forme.
Tout d’abord, mettons mon véritable patronyme de côté. Ce n’est pas le nom qu’on nous a attribué qui reflète le mieux une personne. Il en est autrement du nom qu’on s’octroie. Keren Nott, voici le mien. Keren pour la force de ses consonnes et la douceur de ses voyelles, Nott pour la nuit éternelle.

En effet, quoi de mieux que le nom de la déesse nordique de la nuit pour représenter les ténèbres qui se tapissent en chacun de nous ? Car s’il existe un sujet qui me fascine, c’est bien celui-là. Quoi de plus attirant, de plus excitant que la dépravation humaine ? La beauté de la douleur surmontée, la lutte pour la vie… ou la mort. Mes écrits se présentent comme autant de portes entrouvertes sur des mondes peuplés d’êtres souffrants, en proie au doute ou à la démence. Je crois à la catharsis… dans l’encre et le sang !

Mais j’ai déjà trop parlé. Je vous laisse la clé de la voie des cauchemars. Qui sait : peut-être nous y retrouverons-nous ?

 

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