Apprendre à me connaître

Une chroniqueuse au poil

Ce blog, un projet mûrement réfléchi, semblait destiné à promouvoir mes écrits. Grâce à vous, son pic de popularité atteint les sommets de l’Everest. Vous sortez pitons et cordes afin de tenter de le gravir.

Hélas, non pour me suivre comme auteur, mais pour m’encenser dans une fonction que je maîtrise mal : chroniqueuse de romans.

Comme auteur, je l’avoue, je me retrouve comme un musicien sans partition. Dans l’attente d’une maison d’édition qui a du flair, j’essaie par tous les moyens de me maintenir à la pointe de l’actualité FB.

— Strip-teases :

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3 spectateurs. Projet abandonné.

— Post à ragots :

Succès phénoménal que tout un chacun a repris sur sa propre page FB. Il ne semble pas rare de lire une médisance sur un mur virtuel : sur son voisin qui tape sa musique à fond de balle, sur la chroniqueuse qui devrait aller se rhabiller (ah ! elle poste nue ses chroniques ?), sur ses collègues auteurs, etc.

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(Je vous rassure, dans le monde de l’édition, les hommes sont bon vecteurs aussi.)

— Avis, sur mes lectures.

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Arrêtons-nous sur ce dernier point. À la suite de ces avis, les auteurs se précipitent, m’envoient des messages privés et me demandent une chronique sur leurs bébés. Service que je leur refuse, même si je n’aime pas dire non. Voici mes raisons :

  1. Tous les goûts sont dans la nature. Pourtant, certains auteurs ont toujours du mal à l’accepter. Si tu n’apprécies pas leur roman, selon leurs termes, tu deviens :

                   – Une idiote, une imbécile, une connasse, une méchante, une mal baisée, une    inculte.

  1. Je suis une couarde. J’ai horreur de critiquer le roman d’une amie, même si l’histoire m’a déplu. Si c’est le cas, je ne laisserai pas mon avis ou un avis enrobé de « sucre ». Je détesterais lui faire de la peine (les auteurs possèdent un cœur, ne l’oubliez jamais). Je crains le retour de flammes : ah, sale teigne ! Dès que tu sors ton roman, tu ne paies rien pour attendre !
  1. Je vous rends service en ne chroniquant pas vos écrits. En effet, je ne pense pas représenter un gage de qualité en matière de lecture. Je vibre comme une perceuse-visseuse à la lecture d’un article sur les puces sauteuses en Amazonie, et 50 nuances de Grey et ce Christian me laissent de marbre.
  1. Je suis une paresseuse. Pas de délai, pas d’ultimatum. Vous bousculeriez ma petite vie réglée comme du papier à musique.
  1. J’évite la discussion. Celle que les auteurs demandent à certains chroniqueurs : si tu n’aimes pas mon roman, avant de publier ton avis, tu veux bien venir en parler avec moi en message privé ? Non ! À l’école, lorsque vous rendiez vos rédactions au prof, elle en démêlait avec vous avant de vous coller un 5/20 ?

J’espère que cet article vous aidera, amis auteurs, à comprendre ma position vis-à-vis des chroniques. La planète FB déborde d’excellents chroniqueurs, place aux grands.

Jc

 

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2 réflexions au sujet de “Une chroniqueuse au poil”

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