Les pléonasmes

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Le pléonasme est une figure de style où l’expression d’une idée est soit renforcée soit précisée par l’ajout d’un ou plusieurs mots qui ne sont pas nécessaires au sens grammatical de la phrase.

C’est un mode d’expression aussi fréquent dans la langue littéraire que dans le langage familier. Dans celui-ci, la figure est parfois involontaire comme dans l’expression « monter en haut ».

Découvrez cet article de Nicolas Koch, de la Plume Numérique : une liste de pléonasmes agrémentée d’une dose d’humour pour l’alléger.

Le pléonasme est une figure de style bien souvent involontaire et que je traque régulièrement dans les manuscrits. Pour juste vous donner un exemple, on n’écrira jamais « monter en haut », car dans le verbe « monter », il y a déjà la notion d’aller en hauteur. D’où l’inutilité du complément qui ne fait qu’alourdir le texte.

Vous allez me dire, les pléonasmes, ils sont assez évidents, donc c’est facile de les éviter ! Oui, pour certains bien sûr, comme l’exemple que je viens de donner. Mais d’autres sont peut-être plus subtils et apparaissent sous nos plumes par des petits tics d’écriture ou des habitudes à l’oral.

Voici donc une petite liste, non exhaustive bien sûr, des pléonasmes récurrents que j’ai pu repérer au fil de mes relectures et corrections.

  • Au jour d’aujourd’hui : un grand classique de l’oral. Pour insister sur le fait qu’un événement se déroule effectivement ce jour. Mais « hui » signifiant ce jour, et aujourd’hui étant ainsi lui-même un pléonasme, « au jour d’aujourd’hui », ça fait un peu beaucoup, non ?
  • Reporter à une date ultérieure : si on reporte, c’est pour plus tard.
  • Prédire à l’avance : prédire signifie anticiper, donc forcément à l’avance.
  • Une opportunité à saisir : dans « opportunité » il y a déjà la notion d’élément intéressant qu’il fait saisir.
  • Un tri sélectif : le fait de trier, c’est sélectionner, mettre de côté, séparer. Donc sélectif.
  • S’avérer vrai : s’avérer = se révéler exact.
  • Opposer son veto : veto en latin veut déjà dire « je m’oppose ». Donc, il oppose son veto = il oppose le fait de s’opposer. On dira « mettre son veto ».
  • Optimiser au maximum : optimiser veut déjà dire améliorer, avec la volonté d’atteindre le meilleur.
  • Demander d’un air interrogatif : là aussi, redondance.
  • Le danger potentiel : « danger » signifie qu’un péril est susceptible de survenir. Il est donc nécessairement « potentiel ».
  • Voire même : on écrira « voire » ou « même » mais pas les deux en même temps !
  • Certains verbes avec « complètement » (ou autre synonyme) : « finir complètement », « abolir totalement », « éliminer, détruire totalement », par exemple ne sont que redondance. Soit on a fini, soit on n’a pas fini ; soit on abolit, soit on n’abolit pas, pas de demi-mesure.
  • Réserver à l’avance (un restau, un voyage) : dans « réserver », il y a déjà l’idée d’anticipation.
  • S’autogérer soi-même : dans « auto », il y a la notion de « soi ».
  • Comme par exemple : soit on écrit « comme », soit « par exemple », mais pas les deux.
  • Applaudir des deux mains : avec une seule, c’est moins pratique.
  • Un bip sonore : je ne connais pas les bips lumineux par exemple.
  • Le but final : un but étant une finalité en soi…
  • Coopérer ou collaborer ensemble : le préfixe « co- » invite déjà à être ensemble.
  • Crier fort : on peut difficilement crier en murmurant, à moins qu’on puisse murmurer en criant…
  • Consensus commun : il peut peut-être exister des consensus partagés par une seule personne, mais j’en doute.
  • Courte allocution : je préfère toujours un long discours !
  • Une dune de sable : de quoi d’autre la dune… ? De cailloux ? Ce n’est plus une dune alors.
  • Une fausse perruque : donc de vrais cheveux sur la tête ?
  • Ils se rapprochent les uns des autres : lorsqu’on se rapproche, c’est les uns des autres, non ?
  • La marche à pied : elle est plus fatigante que celle à vélo, je vous l’accorde.
  • Perfection absolue : la perfection invite déjà à la notion de ce qu’il y a de mieux.
  • Période de temps : pourrait-on imaginer une période qui soit autre chose que du temps ?
  • Petit détail : assez courant comme pléonasme ; maintenant, un détail reste un petit point, sinon ce n’est plus un détail.
  • Puis ensuite : l’un ou l’autre, mon capitaine !
  • Préférer plutôt : quand on préfère, c’est plutôt une chose qu’une autre, non ?
  • Repasser une deuxième (ou seconde fois) : avec « re- », on indique déjà qu’on recommence.
  • Mauvais cauchemar : rares sont les cauchemars joyeux.
  • Monopole exclusif : un monopole partagé n’est plus vraiment un monopole.
  • Tollé de protestations : tollé = levée de protestations.
  • Le seul et unique : peut-on être pluriel dans l’unicité ? Je laisse les philosophes répondre.
  • Unanimité totale : une décision peut-elle faire l’unanimité de la moitié des personnes ?
  • Surprendre à l’improviste : quand on est surpris, c’est forcément par surprise !
  • Retour en arrière : difficile d’imaginer un retour en avant je crois.
  • Geler de froid : certes, quand c’est froid, ça peut brûler aussi, mais bon.
  • Commencer d’abord : il faut bien commencer quelque part, mais ce sera forcément en premier.
  • Un taux d’alcoolémie : alcoolémie = taux d’alcool dans le sang. Donc le taux d’un taux ? Pas simple.
  • Le faux prétexte : un prétexte c’est quelque chose qu’on invente, donc c’est par essence faux, non ?
  • Caserne (ou garnison) militaire : je ne savais pas qu’il existait des garnisons civiles.
  • Populations civiles : parle-t-on a contrario de populations militaires ?
  • Lorgner sur : on « louche sur », mais « on lorgne » (transitif direct) les bons gâteaux qui sortent du four !
  • Le principal protagoniste : les protagonistes de second plan sont-ils encore des protagonistes ?
  • Talonner de près : pour talonner faut être dans les talons. Donc pas trop loin quoi.
  • Un hasard imprévu : prévoir les choses peut-il occasionner du hasard ?
  • Répéter deux fois : si on « répète » c’est qu’on a déjà dit, donc au moins une fois, ce qui fait deux en tout ! Mais on peut dire bien sûr « répéter trois, quatre, dix fois… »
  • Dresser les cheveux sur la tête : a-t-on des cheveux ailleurs ?
  • C’est de lui dont je parle : dans « dont » il y a déjà « de ». Donc « c’est lui dont je parle » ou « c’est de lui que je parle ». Mais pas un mélange des deux.
  • Démissionner de ses fonctions : de quoi d’autre sinon ?
  • Un revolver à barillet : un revolver est une arme à barillet.
  • Mitonner lentement : mitonner du vite-fait, le résultat n’est pas garanti !
  • L’apparence extérieure : l’apparence intérieure est assez compliquée à catégoriser.
  • Autorisation préalable : si on autorise une action ou autre, c’est forcément avant de la faire.
  • Avertir (pronostiquer) à l’avance : une fois que le truc est passé, on ne peut plus trop avertir.
  • Claquer bruyamment la porte : on peut essayer de la claquer doucement, mais cela fera toujours du bruit…
  • Continuer encore : on peut s’arrêter de continuer, mais si on continue, c’est encore et encore… (et c’est que le début…)
  • Cotiser à plusieurs : eh oui, « co-» cela veut dire ensemble.
  • Importer de l’étranger : importer du pays où l’on est déjà, c’est compliqué.
  • Illusions trompeuses (ou mirage trompeur) : n’est-ce pas le but de l’illusion que de tromper ?
  • Au maximum de son apogée : très lourd, là, l’apogée étant déjà le maximum par définition.
  • S’aider mutuellement : s’aider tout seul, c’est pas le mieux pour progresser.
  • Les perspectives d’avenir : celles du passé ne sont plus trop des perspectives.
  • Un bref résumé : un long résumé n’est plus un résumé.
  • Dépenses somptuaires : somptuaire = relatif aux dépenses, notamment inutiles, ou luxueuses. Des taxes ou impôts peuvent être somptuaires, mais ce seront toujours quelque part des dépenses.
  • Les étapes successives : les étapes se suivent déjà.
  • Les méandres sinueux : un méandre est déjà tortueux, pas la peine d’en rajouter.
  • Devenir par la suite (ensuite) : devenir avant n’est pas facile.
  • Cadeau ou don gratuit : payer pour avoir un cadeau, c’est pas cool.
  • Un ciel constellé d’étoiles : consteller = étoile.
  • Averse de pluie : la pluie c’est forcément une averse.
  • Bourrasques de vent : une bourrasque, c’est déjà du vent, mais je n’espère pas que ce soit le cas de cet article !
  • Être devant une double alternative : en français, une alternative est une situation dans laquelle deux choix s’offrent, pas plus.
  • Hémorragie sanguine : de quoi d’autre peut-on saigner, à part du sang ?
  • S’esclaffer de rire : on peut s’esclaffer de ce pléonasme, mais ce sera de rire de toute façon ! S’esclaffer = pouffer, donc de rire.
  • Un haut building : un building peut être plus petit qu’un autre, certes, mais il reste de toute façon haut.
  • Des précédents par le passé : tout ce qui arrivera demain n’est pas vraiment un précédent.

Présentation de Nicolas Koch

SYNTHÈSE DES PRESTATIONS PROPOSÉES :
  • Correction de tout manuscrit, tout genre, toute taille (orthographe, conjugaison, syntaxe, typographie)
  • Relecture, lecture critique, avis éditorial
  • Rewriting (tarifs sur demande)
  • Création de maquette intérieure pour livre papier, NB ou couleur (InDesign CS 5)
  • Pack « correction + maquette » avec remise globale de 10 %
  • Possibilité de mise en place de partenariats, avec signature de contrat

Cette réflexion peut paraître au premier abord farfelue. Eh oui, si je signe chez un éditeur, de toute façon mon manuscrit sera corrigé !

Or, vous le savez très certainement si, comme moi, vous avez subi de nombreux refus de la part de comités de lecture, la sélection, notamment chez les « grands » éditeurs historiques, est plus que drastique, sachant que certains reçoivent plus d’une dizaine de manuscrits par jour – soit plus de 300 par mois ! –, et sachant enfin qu’une infime partie uniquement est éditée. Le taux de refus étant d’environ 97 à 98 %

Cela devient une évidence : pour espérer décrocher un contrat (je parle ici pour le moment uniquement de la voie « classique », c’est-à-dire un contrat à compte d’éditeur), il faut que votre manuscrit soit le « meilleur » possible, dans le fond comme dans la forme. Autant le dire, un manuscrit présentant dix fautes par page a de grandes chances d’être refusé, même si vous êtes persuadé d’avoir écrit LE roman de la rentrée littéraire (près de 600 titres cette année tout de même…). S’il y a trop de fautes en outre, le coût de la correction pour un éditeur sera plus élevé (plusieurs passages nécessaires).

Sur mon blog, vous trouverez un article plus détaillé sur cette question.

TROIS NIVEAUX DE CORRECTION selon vos besoins (lien TARIFS) :

Niveau 1 : relecture rapide, afin de débusquer grosses et petites coquilles, idéal pour une dernière relecture avant impression par exemple. Ne tient pas compte du fond, surtout de la forme.

Niveau 2 : correction « standard », je m’attarde ici uniquement sur la grammaire, l’orthographe et la syntaxe.

Niveau 3 : correction « complète », je corrige également le style, la typographie, et vous apporte un éclairage sur le déroulement de l’histoire, l’intrigue, etc.

Je peux également vous aider à réécrire des passages de votre manuscrit, cela s’appelle du rewriting. N’hésitez pas à m’en parler !

Si vous désirez aussi disposer d’une simple lecture critique de votre manuscrit, sans correction, comme bêta-lecture par exemple, n’hésitez pas à me contacter également.

Le fond est bien sûr le plus important de votre manuscrit mais la forme peut aussi revêtir un intérêt lors de la soumission à un éditeur. Je peux vous aider à réaliser une mise en page (Word) conforme aux demandes habituelles des éditeurs (lien TARIFS) : un texte clair, espacé, une police agréable à lire, le tout uniformisé sur l’ensemble du document. Et ceci afin de mettre toutes les chances de votre côté !

La relation que je souhaite établir entre nous est de pleine confiance. Ainsi, il me semble naturel de proposer des tarifs strictement personnalisés. Pour réaliser un devis qui conviendra à vos besoins, j’aurai besoin des éléments suivants :

  • Le volume total de texte, exprimé en caractères espaces comprises, ou à défaut en nombre de mots (on multiplie par 6 pour une estimation du nombre de caractères) ;
  • Un extrait du manuscrit à corriger, un chapitre, cela me permettra de juger du travail à effectuer ;
  • Vos attentes personnelles, ce qui me permettra d’établir le niveau de correction ;
  • Vos coordonnées (élément obligatoire sur un devis).

L’auteur fait parvenir à La Plume numérique le manuscrit à corriger sous forme électronique, de préférence au format Word (de type .doc ou .docx), ou OpenOffice, permettant l’utilisation du mode « suivi des modifications », très pratique pour la correction afin que l’auteur puisse cibler de manière rapide les modifications apportées à son œuvre. L’auteur peut également faire parvenir un exemplaire papier de son manuscrit, mais il devra être accompagné nécessairement d’une copie électronique autre qu’au format .pdf (format non modifiable).

Le délai moyen pour une correction est établi entre les deux parties à la signature du devis.

Une fois la correction achevée, La Plume numérique retourne le document sous le même format. L’auteur pourra ainsi procéder aux éventuelles modifications signalées et aura la possibilité de retourner le manuscrit pour une dernière vérification. Dans le cas de rajouts trop volumineux de la part de l’auteur suite à notre correction, (supérieurs à 10 000 signes espaces comprises, par exemple un ajout de chapitre), il pourra être procédé à une tarification complémentaire, par rapport au volume du devis.

Les éventuels ajouts par l’auteur devront être signalés d’une manière ou d’une autre (par exemple d’une couleur de police différente) afin qu’ils puissent être rapidement identifiés par le correcteur.

L’auteur a bien sûr tout le loisir d’accepter ou de refuser les corrections et modifications apportées par La Plume numérique puisqu’il reste le seul propriétaire de ses écrits.

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6 commentaires

  1. Le « tri sélectif » m’a surpris, on l’utilise tout le temps. même l’Etat l’utilise !
    Et j’ai bien rigolé avec « Applaudir des deux mains »
    Merci pour cet article et ce partage de « La plume numérique » très utile.

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  2. « autre qu’au format .pdf (format non modifiable) »

    Quand même drôle de constater un pléonasme de la sorte compte tenu du thème de la page.

    J'aime

    • PDF = Portable document format = Format de document portable.

      Notez également que «.pdf » avec le point n’est pas un format, mais plutôt une extension de nom de fichier. Renommer l’extension ne change pas le format du fichier.

      Aimé par 1 personne

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